1959

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samedi 11 février 2017

Voyage 2016 : vers les Pyrénées (Vingt-troisième étape)


Pour démarrer cette avant-dernière étape, nous prenons un vrai petit déjeuner au camping de la Charité sur Loire. Et puis nous reprenons la route vers la Puisaye.

Nous faisons une petite halte près de l'endroit où notre belle aventure aurait pu s'arrêter lors de la deuxième étape.
Mais aujourd'hui, j'ai la sagesse de ne pas emprunter ce petit chemin... qui sent la noisette ?
 Nous restons quelques minutes au bord de l'eau et nous partons pour Donzy, le village que j'avais voulu éviter à l'aller.
Je me demande bien pourquoi, car il est charmant ce village.
Il présente par ailleurs la particularité d'avoir la devise républicaine inscrite sur le mur de... l'église !
L'origine de ceci est expliqué sur ce panneau :
 "La devise républicaine, Liberté, égalité, fraternité, est à lire sur la façade de l'église. Elle illustre un conflit qui opposa le curé Bailly et le maire de l'époque, Hubert Front. En 1881, date du conflit politico-religieux ; le maire veut faire peindre la girouette aux couleurs républicaines. Il veut aussi interdire la sonnerie des cloches au 14 juillet. Le curé se révolte mais le maire obtient ce qu'il désire et fait peindre la devise.
L'affaire prit une dimension nationale. Elle prit fin en 1897 par la condamnation du curé à deux jours de prison."
On ne rigolait avec la République à l'époque !
Et 120 années plus tard, la girouette est toujours aux couleurs de la République !
Peppone et Don Camillo avaient des précurseurs bourguignons !
Nous avons le plaisir de croiser la route de cette vieille automobile.
 Une belle Juva 4 - Renault.
Le nom de la rivière qui traverse le village m'intrigue également...
Mais bon sang, mais c'est bien sûr : nous sommes au pays de Jean Nohain. Celui qui écrivit les paroles de la fameuse chanson... Le père du célèbre animateur passait ses vacances à Donzy et prit le pseudonyme de Franc Nohain en hommage à la rivière qui traversait le village.
   
Alors, ce petit détour fait à l'aller par ce fameux petit chemin qui nous mit dans l'embarras, était-ce si innocent ? Un petit hommage à Mireille, du petit conservatoire de la chanson ?
Après cet arrêt, nous retrouvons les routes bosselées de la Puisaye.
Les noms des villages peuvent être très poétiques...
 ...ou alors fort significatifs. Ce qui me rappelle une photo faite la veille et qui ne fit rire que moi...
 J'ai honte !
 Nous sommes au pays des chasseurs...
 Au pays des châteaux...
 Au pays des bistrots... Il y en a de moins en moins, alors saluons ceux qui restent.
La journée a encore été fort belle. Pour la dernière nuit de notre si beau voyage, nous plantons la tente au camping municipal de Charny. Encore une bonne adresse. 
Et une autre chanson de Jean Nohain.

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