1959

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mardi 7 février 2017

Voyage 2016 : vers les Pyrénées (Vingt-et-unième étape)

Dimanche 21 août 2016
Le début de cette matinée fut assez spécial. 
Imaginez deux cyclistes faisant irruption dans un bistrot d'habitués un dimanche matin et demandant à brûle-pourpoint s'ils peuvent avoir un petit déjeuner. On sent que le vieux patron est tenté de répondre par la négative mais la patronne le devance et dit que oui, bien sûr. S'ensuivent de longues minutes d'attente, ladite patronne allant chercher le pain à la boulangerie du coin et préparant les boissons chaudes dans la cuisine. On nous regarde comme des bêtes curieuses, ou bien n'est-ce qu'une impression ? Aucun des clients présents ne nous adresse la parole, ni celui qui boit un petit blanc, ni celui qui boit un petit rosé. Oui, c'est certain, nous ne sommes pas les bienvenus. La patronne qui nous sert n'est guère plus aimable... Je n'ose même pas sortir les pains au chocolat que j'ai achetés à la boulangerie avant de venir ici. Après avoir avalé rapidement notre premier repas de la journée (ce n'est pas notre habitude), nous prenons le parti d'en rire. Tiens, cela nous rappelle un autre repas mémorable à Ferrières Saint Mary voici une bonne vingtaine d'années, en Auvergne aussi, mais cela fut beaucoup plus... convivial.
Quand Laurence me dit, en sortant de la charcuterie où elle est allée achetée le pique-nique du midi, qu'elle a eu la fâcheuse impression qu'un client s'est moqué de la "petite cyclote" qu'elle est, nous n'avons qu'une envie : quitter cet accueillant petit village.
Après une longue bosse qui nous remet sur l'itinéraire initialement prévu, nous revoilà dans le département de la Creuse. Nous allons faire encore une étape au coeur de la France profonde qui nous réserve quelques belles surprises.
A Fontanières nous croisons la route de "Notre Dame de la Route", église dédiée aux voyageurs.
Elle remplace un sanctuaire situé sur la voie romaine venant de Bourges.
Ici, la sainte Vierge protège les automobilistes après les cavaliers, piétons, pèlerins et autres chemineaux.
Mais je veux bien croire que les cyclistes sont également sous la protection du Petit Jésus, n'a-t-il pas le beau  geste du vainqueur ? Vas-y Jéjé !
Elle est tout à fait ordinaire cette église s'il n'y avait les ex-voto dans l'oratoire.
Pourquoi ces remerciements ? Des gens qui ont échappé à un accident ? Qui ont réussi à acheter la voiture de leur rêve ? Qui ont gagné le Tour de France ?
L'endroit est paisible. Il y règne une réelle dévotion. Dans le garage Peugeot voisin, une autre sorte de... dévotion nous attend.
"LA PETITE CULOTTE AU FIL DU TEMPS"
La campagne française nous réserve de ces surprises...
Et nous continuons, dans la joie et la bonne humeur notre périple. Il est bientôt midi...
C'est ici que nous allons faire notre pause du midi et ce fut encore une belle surprise.
Car nous découvrons une cité fort avenante et choisissons de pique-niquer dans le jardin près de l'église.
Evaux-les-Bains est  une ville fort ancienne.
C'est très agréable de casse-croûter dans ce parc fleuri. La charcuterie achetée le matin est fort délicieuse, ils ont un bon charcutier à Pontaumur ! 
En plus un riverain a mis le son de sa chaine hifi à fond et nous déjeunons au son d'une fort belle musique classique.
 Un beau dimanche d'été en somme.
 Nous allons reprendre la route pour une après-midi sous le soleil mais nous prenons le temps de savourer cette pause.
 
La fontaine est belle mais l'eau n'y coule point. Heureusement nous trouvons un robinet à proximité.
La chasse à la cannette continue (pour la chasse à la canette, nous verrons plus tard...)
Les villages sont décorés.

Nous sommes à proximité de Montluçon.
N'aurait-il pas perdu quelque chose celui-là ?
Peuttre son vélo ? Il est là...

A Huriel, nous faisons notre pause de l'après-midi. 
Le donjon est majestueux mais n'attire pas les touristes.
 Et c'est tant mieux pour notre calme...
Il y a comme cela des boutiques qui nous attirent - surtout Laurence- mais aujourd'hui; c'est fermé.
Visiblement nous sommes proche du centre... Mais je crois me souvenir qu'il y en a plusieurs. Et pendant ce temps-là, nous continuons notre remontée vers le nord. La route descend beaucoup, le vent nous pousse...
Nous arrivons à notre étape du soir : un camping, encore, à Vallon en Sully.
Dans ce camping, il y a peu de campeurs : trois emplacements seulement sont occupés, le record pour ce voyage. Nous sommes au calme, quelque part en Auvergne. On profite !
LE PIED, QUOI !

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