1959

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mercredi 15 novembre 2017

Ciel de Brie (5)

Mercredi 15 novembre - Route de Saint Barthélémy (77)

mardi 14 novembre 2017

Ciel de Brie (4)

Mardi 14 novembre 2017 - Pigy (77)

jeudi 9 novembre 2017

Ciel de Brie (3)

Jeudi 9 novembre 2017 - Villiers les Maillets

mercredi 8 novembre 2017

VOYAGE 2017 : Huitième étape, l'arrivée à Limoges

Après une bonne nuit au calme, malgré une bonne averse au milieu de la nuit (ça ne va pas recommencer ?...), nous prenons le petit déjeuner au snack du camping et puis direction Limoges par de petites routes.
A Fursac, nous faisons une petite pause.
 En effet, le village a été joliment décoré à l'occasion de la fête locale.
Et moi qui allait passer à côté de ça... Heureusement Laurence a l'oeil averti.
Elle ne pouvait pas passer à côté de ce crocodile qui nage dans la Gartempe.
De vieux vélos sont aussi à l'honneur.
Nous continuons par une petite cueillette de mûres, la première de l'année !
Nous franchissons également le premier col de cette randonnée : il y en aura peu !
Et puis nous suivons le cours de la Vienne pour traverser tranquillement la ville de Limoges bien calme en ce dimanche après-midi.
Enfin allons planter la tente dans le jardin de Marcia et Michaël qui nous accueillent à Condat sur Vienne pour quelques jours.

 Quelques jours pendant lesquels le petit Pablo va nous faire découvrir, à vélo bien sûr, sa belle région.
A peine sommes-nous arrivés qu'il est déjà en tenue et je rajoute un petit prologue de 16 km aux randonnées prévues les jours à venir car Pablo est impatient de rouler. Voilà quelques semaines que son club a suspendu les entraînements : pas de sorties de club pendant les grandes vacances, maudites vacances ! ?
La Souterraine - Condat / Vienne (70 km)
 

mardi 7 novembre 2017

Ciel de Brie (2)

Mardi 7 novembre 2017 - Grand Marché (77)

lundi 6 novembre 2017

Ciel de Brie (1)

Lundi 6 novembre 2017 - La Grande Renoue (77)

dimanche 5 novembre 2017

VOYAGE 2017 : Septième étape - En route vers le Limousin...

Chemises et élégance masculine...
Après une bonne nuit passée au calme , le matin est un peu frais. Nous quittons ce camping de Migné vers 9h15 sans avaler notre traditionnel petit déjeuner, nous nous sommes contentés d'une banane et de quelques biscuits. J'avoue que je vais traîner ce manque jusqu'au repas de midi. Les années prochaines, peut-être prendrons-nous un petit réchaud et de quoi petit-déjeuner ?
Pourtant, par cette belle matinée, nous prenons tranquillement la direction de la vallée de la Creuse que nous rejoignons à Saint Gaultier où j'ai repéré une voie verte tracée sur l'emplacement d'une ancienne ligne de chemin de fer. Je vais quand même me renseigner à l'Office de tourisme où  mon interlocutrice me recommande de rester sur la route départementale, le revêtement de la voie verte laissant parfois à désirer.
 Nous suivons ses conseils et nous roulons jusqu'à Argenton/Creuse sur une jolie petite route.
Il est environ 11 heures lorsque nous arrivons à Argenton et nous avons largement le temps de faire une petite visite au musée de la chemise et de l'élégance masculine. Petit musée que Laurence avait depuis longtemps noté sur ses tablettes !
Ce musée situé au bord de la Creuse, est installé dans une ancienne manufacture de chemises.
Cela fera un musée "textile" de plus à la longue collection de Laurence.
Après avoir cadenassé nos vélos à l'entrée, nous partons à la découverte de l'élégance masculine, une seconde nature pour moi...
Ce musée est divisé en deux parties : une première qui montre l'évolution de la chemise et de l'habillement masculin à travers le temps et une deuxième qui reconstitue les étapes de la fabrication des chemises telles qu'elles étaient confectionnées voici peu ici même.
La visite se fait dans une ambiance feutrée et élégante, bien sûr..
Pourtant c'est la deuxième partie qui m'intéresse le plus.
 
On s'attendrait presque à voir entrer dans l'atelier les ouvrières après leur pause de midi. En effet c'étaient surtout des femmes qui travaillaient dans ces ateliers de confection ainsi que nous le montre une belle vidéo projetée dans le cadre de la visite.
En 1958, dans le département de l'Indre, soixante-six entreprises fabriquaient de la chemise. On en comptait seize à Argenton-sur-Creuse et à Saint-Marcel. En 2006, il n'en reste qu'une seule.
Le secteur de la confection était encore florissant dans le département de l'Indre en 1985. On y comptait 6000 ouvrières. En 2005, douze entreprises étaient encore présentes, totalisant 500 salariés. En 2017, il en reste une seule...
Bien sûr, il y a les traditionnelles machines à coudre Singer.
Mais il est également question de Barthélémy Thimonnier un des inventeurs de la machine à coudre. En 2012, lors de notre chasse aux cols, nous avions visité le musée dédié à cet inventeur de la machine à coudre dans le Beaujolais (à Amplepuis, je crois me souvenir...)
Après cette sympathique et nostalgique visite, nous allons pique-niquer au bord de la Creuse.
Aujourd'hui, nous avons acheté notre première "Formule" dans une boulangerie : Sandwich + boisson + pâtisserie. Cela nous rappelle le Tour de foot en 2014 !
Puis sous la chaleur de ce début d'après-midi nous quittons le département de l'Indre pour rouler vers la Creuse.
C'est une belle route qui continue à suivre la rivière mais qui ondule, qui ondule, qui ondule et nous mène laborieusement vers Eguzon où nous faisons notre pause bistrot de l'après-midi. 
Ensuite nous trouvons des routes plus petites, comme nous les aimons pour continuer vers La Souterraine où nous devons passer la nuit.
Hélas certains tronçons viennent d'être   gravillonnés -copieusement !- aussi choisissons-nous une route un peu plus grande pour mettre un terme à cette étape.
La Souterraine nous fait l'effet d'une ville quelque peu endormie par ce samedi après-midi estival.
Pourtant cette ville a fait la une de l'actualité avec la fermeture programmée de l'usine GM&S.
L'émission "Envoyé spécial", sur France 2, du 21 septembre montre bien ce DERNIER COMBAT
Dans quelques années, y aura-t-il un musée de la métallurgie à La Souterraine ?
Ouvriers : une espèce en voie de disparition ?
Le président Micron viendra-t-il l'inaugurer ?

Avec bien entendu tous ces petits marquis cravatés qui eux ne "foutront jamais le bordel"...
Et puis bientôt un musée du mépris de classe, du mépris ouvrier et il y aura une belle place pour le Jupiter de l'Elysée.
Dessin d'Aurel paru dans le Canard enchaîné du mercredi 1er novembre 2017
 Mais nous, ce samedi de la fin de juillet, nous allons dormir au camping "L'aquarelle" de la Souterraine.
 MIGNE - LA SOUTERAINE (74 KM)

jeudi 2 novembre 2017

Mon 200 du mois de septembre

Il n'est jamais trop tard... alors je fais, enfin,  ce petit billet sur la randonnée de 200 bornes que j'ai parcourue le jeudi 21 septembre.
J'ai eu envie ce jour-là de suivre les traces du Paris - Epernay que François Paoletti avait proposé le week-end précédent dans le cadre de ses Classics Challenge Paris. dont le principe est simple :

"Liberté, Gratuité, Fraternité
La capitale revisite ses classiques."

Mais de quoi s'agit-il ?
Le dernier numéro de 200, à lire comme on déguste la première gorgée de bière...
 François Paoletti écrit dans le magazine "200" et dans la belle revue suisse "Cycle! magazine". 
Dernier numéro en date, le prochain bientôt ? A lire et à conserver !
Il a écrit aussi des livres.
 Le premier "Eddy, ma saison des classiques en version 1973" raconte son aventure cycliste en 2015 sur les traces du Cannibale  lors de sa mythique saison des classiques de 1973. En effet, cette année-là, Eddy Merckx remporta 4 des grandes Classiques au calendrier : Paris-Roubaix, Gand Wevelgem, Amstel Gold race et Liège-Bastogne-Liège.
 Dans un deuxième ouvrage, "Monuments", il rend hommage, avec trois autres amoureux du vélo, aux grandes classiques du cyclisme.
MIROIR, MON BEAU MIROIR !
 Je crois savoir qu'il prépare un nouvel ouvrage sur certaines étapes mythiques du tour de France, étapes qu'il aura bien entendu parcourues sur son vélo.
C'est dire si François Paoletti est un connaisseur du vélo. Et voici quelques mois il a décidé de rendre hommage aux anciennes Classiques parisiennes, car Paris fut depuis les origines du cyclisme sur route le point de départ de nombreuses courses vers toutes sortes de villes en province.
La première d'entre elles fut Paris-Rouen en 1869 et fut remportée par l'Anglais James Moore.
Aujourd'hui, les courses cyclistes ne partent plus de Paris, Paris-Roubaix part de Compiègne et Paris-Tours de Brou par exemple.
Mais, si les "Classics Challenge Paris" ne sont pas des courses, elles partent de Paris, traversent la banlieue et rejoignent chaque lieu d'arrivée par des itinéraires de petites routes. Ainsi chaque mois est proposé un parcours différent (à découvrir sur le site : Classics Challenge Paris )
Si j'applaudis des deux mains à l'idée, j'avoue avoir de plus en plus de mal à me rendre à Paris pour quelque raison que ce soit...
Le challenge du mois de septembre était "Paris Epernay" et le parcours passait par les petites routes de Brie et de Champagne que je fréquente  tous les jours.
La Butte de Doue
Alors, ce jeudi 21 septembre, j'ai décidé de suivre les 100 derniers kilomètres de ce "Paris - Epernay" à partir de Doue. Le temps était magnifique !
De Doue, je prenais la direction de la vallée du Petit Morin.
Je passais même à Gibraltar ! Et puis, je suis remonté sur le plateau de Brie. Car ce parcours est une succession de creux et de bosses façon montagnes russes.
Avant de descendre vers la Marne, je suis passé à Bassevelle.

C'est l'occasion de rappeler l'épisode tragique du la Seconde Guerre mondiale qui vit un avion anglais s'écraser ici dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944. Quatre aviateurs anglais y trouvèrent la mort et trois autres survécurent.
Sur ces petites routes bien tranquilles, il souffle comme un petit air d'exotisme aujourd'hui...
Encore... et encore.

Arrivé à Chézy sur Marne, il me faut suivre le cours du Dolloir pendant quelques kilomètres pour revenir en Brie....

Enfin, c'est ce que je crois !
Je vais en face... et la vache s'en fiche !
Puis je replonge dans une nouvelle vallée, vers la petite rivière de la Dhuys.
Je viens de là-bas... Coucou, les vaches !
Une belle montée me conduit à Montigny les Condé.
Me voici à Picheny...
...et son joli château caché dans la verdure.
Et là, tu te dis que tu es seul au monde.
La route ressemble de plus en plus à un chemin.
Et elle descend abruptement vers le ruisseau de la Verdonnelle.


Un petit pont au garde-fou fragile permet de le franchir avant de remonter par un tape-cul bien raide vers... la Suisse ?
Et tout de suite, je redescends (des montagnes russes !) vers le Surmelin, une autre petite rivière qui trace son sillon dans le plateau de Brie..
Vue de Baulne en Brie
 Rivière au bord de laquelle j'ai bien l'intention d'avaler mon casse-croûte.
Mais avant je ramasse quelques noix dans la descente. Mon instinct primitif de cueilleur est toujours bien présent.
Il me faut prendre des forces car je sais que de nombreuses côtes m'attendent encore avant d'arriver à Epernay.
Pourtant, sur la place de Baulne en Brie, je m'autorise un autre arrêt pour découvrir ce mur de la mémoire consacré à la déportation.
Il y a là des textes écrits par des jeunes collégiens et aussi des moins jeunes. Une initiative qui mérite le respect.
Avant d'affronter la dure côte qui s'annonce, je remplis les bidons au cimetière, bien sûr, où une pompe à l'ancienne ne me pose pas de problème. Je me souviens avoir eu du mal à trouver le mode d'emploi lors de la première utilisation d'un tel système. Ayant trouvé le moyen de faire couler l'eau, je n'avais pas réussi à l'arrêter. C'était il y a... bien longtemps et je m'étais enfui comme un voleur. Peut-être l'eau coule-t-elle encore !
Cette côte de Baulne en Brie est typique des côtes de Champagne : assez brève mais à fort pourcentage. Voici quelques années, je m'étais retrouvé à terre après une tentative pour passer sur le petit plateau. Sans gravité heureusement. Un automobiliste qui passait en contrebas avait remarqué ma chute et était venu prendre de mes nouvelles : j'avais apprécié le geste.
Je n'étais plus certain de trouver cette table de pique-nique sans quoi j'aurais été bien ici au sommet de la côte pour mon petit pique-nique.
Au village suivant, je peux ajouter une réponse à la question : "Que sont-ils devenus ?"
Je ne résiste pas à présenter cette chanson d'Allain Leprest et Romain Didier...

La voix de Salvatore Adamo rend cette chanson magnifique, non ?
Me voici en vue des vignes de Champagne.
Encore une côte qui se présente.
Et puis la Marne est en vue, je n'ai qu'à me laisser aller vers la belle rivière en traversant le village d'Oeuilly.
Notre Dame des Langueurs à Oeuilly
L'ancienne fontaine, ancien calvaire, Notre Dame des langueurs fut également un lieu de pélerinage.
 Au sommet, une copie de la Pieta de Michel Ange a été installé dans la niche sous la croix.


Contrairement à ce qui est indiqué sur cette carte postale ancienne, cet édifice fut édifié à la fin du XIXème siècle.
J'ai franchi la Marne juste avant le village de Reuil où une nouvelle côte m'attendait.
Mais ici je croise la toute nouvelle Véloroute de la vallée de la Marne (inaugurée en juin 2017) qui va de Dormans à Condé sur Marne, soit 45 kilomètres en site protégé et...plat, ce qui est rare dans la région !
Et je choisis de découvrir ce nouveau parcours offert aux cyclistes et aux piétons. "LIBERTE", c'es dans la devise des C.C.P ! Je quitte donc l'itinéraire du Paris Epernay, et la promenade est  bien agréable après toutes ces bosses avalées.
En arrivant à Cumières, je croise d'autres touristes qui comme moi découvrent les métiers de la vigne.
Ceux-ci sont en effet présentés le long de la Marne par des silhouettes métalliques et des panneaux explicatifs.
Celui-là est facile à deviner...
Cela vaudrait sans doute la peine d'y revenir pour un reportage complet.
Pour ma part, je choisis de revenir sur la route, mais sans reprendre l'itinéraire du Paris - Epernay. 
De Cumières à Hautvillers : elle est raide celle-la !

En effet, il manque à ce  "Classics Challenge Paris" n°6 une bosse "mythique" de la région : la montée vers Hautvillers, berceau du Champagne !
En ce qui me concerne pas question de faire l'impasse.
En 2013, j'avais d'ailleurs consacré un billet aux enseignes  accrochées au mur des maisons de ce village : BALADE CHEZ DOM PERIGNON
Au sommet, je fais une pause pour admirer le paysage et je coince un peu la bulle à défaut de la déguster.
Ensuite je redescends vers Champillon pour regagner Epernay à travers les vignes.
Me voici donc au terme de cette belle randonnée.
La voie verte que j'ai suivie pendant quelques kilomètres continue vers Condé sur Marne en suivant le canal latéral à la Marne.
Je prends le temps d'admirer la tour de la maison de Champagne de Castellane.
Et me voici à la gare. Mais contrairement à la plupart des concurrents du Paris - Epernay du samedi précédent, je dois rentrer à vélo, moi !
Ayant un peu de retard sur mon horaire, plus ou moins prévu, je ne m'attarde pas.
Il me faut regagner la Brie par des grandes routes...
Mais surtout par de plus petites et bien plus calmes.
Pour réussir à afficher les 200 km prévus, je dois faire quelques petits détours sur la fin de mon trajet. Bien entendu, cela ne me pose pas problème et c'est ainsi que mon compteur affichait 204 KM : et un 200 de plus ! 

POST-SCRIPTUM : le dépliant de la VELOROUTE de la Vallée de la Marne
 Bonne promenade !