1959

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dimanche 30 octobre 2016

Sorties d'automne en Aveyron (Deuxième partie)

Le vendredi 21 octobre, je reprenais la route pour refaire l'étape Decazeville - Aurillac que nous avons parcourue lors de notre voyage  d'août 2016. Je n'en ai pas encore parlé sur ce blog, ça viendra, ça viendra... 
D'autant plus que nous avons découvert la superbe véloroute qui mène de la vallée du Lot au Puy Mary en passant par Aurillac. Le tronçon qui va de Maurs à Roannes Saint Mary est vraiment superbe, les photos sont dans la machine : à voir dans quelques jours, car pour cette sortie du mois d'octobre, je n'avais pas pris d'appareil photographique. Par contre, j'avais pris un sac à dos pour ma cueillette de châtaignes qui s'avéra fort abondante. J'ai dû en ramasser 8 kilos environ. Le temps était beau encore et je fis une bien belle promenade.
Le lendemain, je décidai de repartir sur une autre jolie route de nos dernières vacances : celle qui monte de Viviez au village des Albres. Une longue montée de plus de sept kilomètres en pente douce, une des grimpettes que j'apprécie le plus.
Après Asprières, j'ai quitté la route des vacances pour aller visiter le village médiéval de Peyrusse le Roc.
Voilà bien longtemps que je n'y étais pas venu et je décidai de faire une visite complète de ce site magnifique.
Voyant ce panneau "sens interdit - sauf aux riverains", je choisis d'entrer au village par cette voie.
 Et je fis la visite en sens inverse de la visite traditionnelle.
Je descends difficilement, à pied, trainant ou portant mon vélo... vers le beffroi par ce chemin empierré et à la forte pente.
Et je continue la descente vers la synagogue et l'hôpital.
Je suis au pied de l'aplomb rocheux que surplombe les deux tours de Peyrusse.
Il y eut ici, à certaine période du Moyen Age une population de plus de 3000 personnes.
Il me faut ensuite remonter 150 mètres plus haut par un escalier escarpé que le cycliste que je suis préfère remonter que descendre...
...le vélo sur l'épaule comme un bon cyclo-crossman.
Pourtant, arrivé au pied des deux tours, je n'ose y monter : mes chaussures à cales ne m'inspirent pas confiance, un vieux vertige freine mon ardeur. Car, il faut le dire, ce site est vertigineux !
 D'autres personnes osent y monter et je ne sais si je les envie...
Je ne peux, comme devant beaucoup de vieilles constructions, m'empêcher de penser à ces personnes qui ont participé à la construction de ces donjons, il y a mille ans ou plus... Combien y ont laissé leur vie ?
A l'envers de la visite guidée, j'entre dans le village "moderne", bien calme par ce samedi après-midi ensoleillé. Du tourisme comme je l'aime.
Il n'est pas beau, mon vélo JPLP ?
Il n'est pas beau, ce pays ?

Elle doit déjà être sur ce blog cette chanson mais je recommence...

mardi 25 octobre 2016

Sorties d'automne en Aveyron (Première partie)

Quand nous partons pour quelques jours de vacances à cette époque de l'année, la question se pose toujours : Faut-il ou non prendre le vélo ?
Cette année, je l'ai pris et ce fut un bon choix. En effet, j'ai parcouru plus de 200km en trois sorties, le temps fut magnifique et la cueillette de châtaignes fort intéressante !
Le jeudi 20 octobre, j'ai pris la route de Conques, route qui suit le GR65, chemin de Saint Jacques de Compostelle.
La descente vers le village rouergat est toujours aussi belle.
Et le petit pont qui enjambe la rivière Dourdou toujours aussi... "casse-gueule".
Et puis, j'ai traversé le village, admirant le tympan de la basilique Sainte Foy.
Je crois en avoir déjà parlé sur ce blog (je ne retrouve pas le message, il va falloir que je fasse un sommaire ou quelque chose comme ça..)
Et puis j'ai continué ma route vers Sénergues, un secteur où je me suis peu aventuré depuis 30 ans que je roule dans les parages.
C'est une longue montée qui m'attend. Je la connais pour l'avoir empruntée en été sous une forte chaleur et ce n'est pas forcément mon meilleur souvenir de vélo.
Aujourd'hui, c'est un peu différent car le temps est bien plus agréable et je peux même faire plusieurs arrêts pour ramasser des châtaignes au bord de la route et dans les fossés. Si nous en avons peu en Brie et en Champagne cette année, il en va tout autrement ici. N'ayant ni sac ni sacoche, je m'en remplis les poches. C'est Laurence qui va être contente, elle qui adore ces fruits!
Plus loin j'aborde un chantier mobile : on élague les arbres ici aussi, un peu à la façon de celui dont j'ai parlé voici quelques mois en Seine et Marne. Il semble qu'il faille coûte que coûte, et un peu n'importe comment, couper tout ce qui dépasse au bord des routes...
 J'arrive bientôt au joli village de Sénergues.
Le nom de l'ancien garagiste me fait un peu rire, tant il me semble à propos : "Si vous tombez en panne ici, venez chez Panissie !"
Le donjon du Moyen-âge semble bien fragile, pourtant il est là depuis des siècles, tout comme le château tout proche.
Massif, imposant...
Mes poches sont pleines, quel dommage de laisser toutes ces châtaignes.
Je traverse des villages déserts...  certaines vaches semblent m'encourager - heureusement, il ne pleut pas comme "vache qui pisse".
Je choisis de continuer ma route vers Entraygues sur Truyère et la vallée du Lot par une route qui devrait descendre beaucoup, après tout ce que je viens de grimper, cela me semble logique !
Et en effet, ça descend...
... de plus en plus.
Et bientôt, j'arrive en aplomb de la vallée du Lot que je vais suivre pour rentrer à Decazeville.
J'emprunte le vieux pont de pierre (le panneau, quel panneau ?)...
...Comme les coureurs du Tour de France 1959 le firent lors de l'étape décisive qui les menait d'Albi à Aurillac.
Cinquante-sept ans entre ces deux clichés : mon âge...
Il me reste une quarantaine de kilomètres et je vais suivre le parcours de l'étape du Tour de 1959 jusqu'à Viellevie et sa terrible côte vers Montsalvy qui vit Charly Gaul connaitre une terrible défaillance.
OUI ! Charly Gaul chassa la canette sur ces routes en 1959 !
Mais aujourd'hui, pas question pour moi de prendre la route d'Aurillac, je reste bien sagement dans la vallée du Lot où je retrouve bientôt l'itinéraire de l'étape Arpajon/Cère - Montauban du Tour  2016.

Moi aussi, je suis passé à Saint Parthem aujourd'hui. J'aurais même pu croire que c'était le Tour car un cyclo m'accompagnait et on n'amusait pas la galerie, ça roulait fort, enfin pour moi...
Quand le col des Estaques (qui fut le col N° 49 de Laurence en 2012) s'est présenté à nous, j'avoue que j'ai eu peur de me faire larguer, lâcher, exploser... alors j'ai mené, j'ai roulé à un bon rythme, attendant le moment où mon compagnon de route place une mine, démarre et "Bye-bye, JP..." mais non, il est resté derrière moi jusqu'au passage du col, me laissant même empoché les points du Meilleur grimpeur. Et puis au moment où il allait prendre une autre direction que la mienne, il m'a dit "Aurevoir et merci pour ce bout de route partagée..."
Il reste encore des cyclistes qui ont du savoir-...rouler ! 

samedi 15 octobre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Neuvième étape)

Mais non, on n'est pas toujours à table !
Après un petit déjeuner copieux servi au camping par des gens sympas, voici encore une adresse à retenir, nous reprenons la route à travers le Gers.  

Nous envisageons de reprendre la même route pour le retour plutôt que de passer à l'est de Toulouse, ce qui nous poserait des soucis de timing qui nous obligerait certainement à prendre le train entre Albi et Decazeville et pour tout dire, nous n'avons pas envie de prendre le train avec nos vélos chargés... 
En plus, Laurence pourrait s'arrêter sur le chemin du retour au musée du chapeau de Caussade. Et même si je préfère faire des boucles que des allers-retours lorsque je fais des randonnées, l'idée fait son chemin dans ma petite tête. 

Après quelques kilomètres, nous traversons le village de Saint Clar, sans nous y arrêter et nous prenons des petites routes ayant toujours la forme de montagnes russes. Nous commençons à y être habitués.
 Dans ces parages, nous croisons la route que nous avions empruntée voici deux ans lors de notre Tour de foot où nous avions déjeuné à Fleurance qui est toute proche.
 Il est toujours aussi agréable de découvrir au long de la route...
 ... un vieux château au milieu des tournesols,
... une petite église sous le soleil qui chauffe de plus en plus,
 ... et bien sûr de longues côtes qui font diminuer notre moyenne comme neige au soleil... mais non, la comparaison n'est pas appropriée.
 Et il est déjà l'heure du casse-croute de midi. Nous le prenons au petit village perché de Roquelaure que nous quitterons par la côte du cimetière : heureusement, nous la descendons celle-là. Nous approchons d'Auch, la ville de D'Artagnan. Nous ne faisons que la frôler.
 Le climat, en effet pourrait nous faire penser à une île des Caraïbes.
 L'eau chauffe tout de suite dans les bidons et nous recommençons notre chasse à la canette.
 Nous faisons une halte dans le joli village de Barran mais les cycles Hurtu n'existent plus depuis bien longtemps. Et pas  la moindre fontaine rafraichissante à l'horizon...
 Ce village possède un clocher tors.

 Je viens de ressortir ce livre dont j'avais parlé en 2012 :  Coqs et clochers de nos villages
Un chapitre y est consacré à ces clochers tors, également appelés flammés ou vrillés.
Ce type de clocher est rare,  107 en Europe dont 47 en France selon l'association des clochers tors d'Europe. Certains sont de vrais chefs d'oeuvre, les charpentiers ayant construit volontairement une charpente de ce type. D'autres sont le fruit du hasard, la charpente ayant "joué" à cause d'un bois qui "travaille" et du vent qui tord le clocher.
Dans tous les cas, cela donne une fière allure à l'église. 
Ce village est également une petite bastide.

Et il est fort agréable de se reposer sous la halle ombragée. Mais il n'y a pas âme qui vive en ce milieu d'après-midi  ni le moindre commerce ouvert. Il fait décidément SOIF !
Heureusement au sortir du village, nous trouvons près du foyer familial un robinet qui nous permet de nous désaltérer.
Nous profitons aussi des arrosages du maïs pour nous rafraichir.
Et cela nous fait le plus grand bien. Il s'agit de passer au bon moment.
En arrivant à Mirande, nous faisons une nouvelle pause dans un magasin "hard discount" allemand pour acheter des fruits, des boissons et le repas du soir.
  Les bidons sont à nouveau remplis, l'eau chaude est décidément difficile à avaler.
 Il est encore tôt pour faire étape dans cette jolie petite ville et même si le camping municipal pourrait nous accueillir, nous décidons de continuer jusqu'à Miélan où il y en a également un (nous nous sommes assurés qu'il était bien ouvert).
 Et plutôt que de prendre la Route Nationale 21 qui est le chemin le plus direct, nous optons encore une fois pour de petites routes, tranquilles mais... bosselées. Dur ! Dur...
 Enfin nous pouvons planter la tente au bord d'un grand étang, au meilleur emplacement du camping, parait-il. Bientôt nous ne partagerons pas cet avis...
 Car si la nuit s'annonce agréable, un groupe de campeurs-pêcheurs choisit cette soirée ( mais peut-être en est-il de même chaque soir, ce sont les vacances quand même...) pour faire un feu de camp tout près de notre tente. Et comme ce sont des pêcheurs amateurs de "mousseux", le début de nuit est... bruyant, jusqu'à deux heures du matin environ. Même en vacances, certaines personnes manquent de savoir-vivre !
Les Pyrénées approchent !