1959

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lundi 28 mars 2016

VIVE LE VELO ! Anquetil à la Une de Miroir du cyclisme ! 1966 (2)

Voici donc la suite de cet article consacré au numéro n° 69 de mars 1966 du Miroir du Cyclisme.

A partir de la page 10, c'est au tour du grand public de donner son avis sur le vélo. Dans son enquête, le journaliste François Terbeen donne tout d'abord... 

Le Docteur Héraud (encore un "Héros" du vélo... )  dirigeait à l'époque l'Institut National des Sports.
Il conseille la pratique du vélo "(..) à tous ceux qui ont le respect d'eux-mêmes (...). Le vélo entretient ou développe l'individu, en affinant sa silhouette, en éliminant les toxines, en permettant une complète activité des membres inférieurs, sans que le poids du corps intervienne, en augmentant la résistance physique, en fortifiant le coeur et les poumons. Si la pratique de la bicyclette est complétée par des exercices d'exercices physiques et de musculation, elle devient un aboutissement parfait. Elle constitue aussi un excellent moyen de détente et d'enrichissement de l'esprit par la possibilité de mieux voir et de mieux retenir tout ce qui se trouve "escamoté" au volant d'une voiture (..)."
 C'était en 1966, vélo-santé, vive le vélo, Docteur ! J'aime bien la formule "à tous ceux qui ont le respect d'eux mêmes".
 L'intellectuel en question, c'est Jean-François Brisson, rédacteur en chef du Figaro, que l'on voit ici roulant au côté de Jacques Faizant. On voit que la presse "progressiste" (Miroir du cyclisme était une publication des Editions J, groupe de presse dans la mouvance du Parti communiste français) savait trouver des alliés dans la presse "bourgeoise" et pour tout dire "réactionnaire" (Avez-vous déjà lu le Figaro ?) pour défendre la cause du vélo ! Monsieur Brisson avoue qu'il fut converti à la Petite reine par le docteur Ruffier en 1959 et que depuis, il couvre environ 1500 kilomètres par an au Bois de Boulogne et en vallée de Chevreuse essentiellement. Et bien sûr, il recommande cette pratique sportive :
"A une époque où le commun des mortels n'a qu'un rêve, celui de posséder une automobile et de la remplacer, au fil de ses ambitions, par une autre plus rapide ou plus luxueuse, la bicyclette reste la sauvegarde de l'homme. Elle est son amie pratique et peu encombrante. Elle le délivre de la paresse physique et lui assure de vivre mieux et plus longtemps. Ceux qui, en fonction d'un snobisme situant la bicyclette au rayon des inventions démodées, ont oublié le plaisir de cotoyer forêts et rivages en pédalant au gré de leur fantaisie, les vacances venues, se privent assurément d'une source de joie capable d'augmenter leur vitalité."
 Vélo-vitalité, et vive le vélo !




Le jeune coureur s'appelle Jacques Tauzin, il a 17 ans et court en catégorie Junior sous les couleurs du CMS Pantin. D'ailleurs, c'est au collège technique de Pantin qu'il prépare le métier de fraiseur. C'est à Pantin également que son papa, avec qui il pose ici, est gérant du bar-tabac "Le Balto".





Et Monsieur Tauzin est heureux de voir son fils faire du vélo : "(...) pendant ce temps-là, il ne s'occupe ni des dancings, ni des filles(sic)". Aujourd'hui la formulation changerait certainement. Voilà bien longtemps que les dancings ont disparu et que les filles ne font plus peur aux bons pères de familles. Autre temps, autres dangers ?
Le papa avoue vivre intensément les courses de son fils qu'il accompagne chaque dimanche. "(...)Je les "pense" avec lui, et je me bats en même temps. Cela se passe à l'intérieur, vous comprenez ? Aux arrivées, je suis plus "cuit" que mon fils (...)."
Qui n'a pas passé un dimanche après-midi sur le bord des routes départementales d'Ile de France, de Bretagne ou d'ailleurs, ne peut pas comprendre ce que ressentait ce papa. Ces dizaines de papas et de mamans, de tontons et de tatas, de papys et de mamies, de grandes sœurs et de petits frères, qui viennent encourager LE coureur de la famille.
Pendant les quelques années où je fus coureur cycliste, bien modeste, mon père me suivit dans mes  aventures dominicales bretonnes. Il portait mes roues de rechange, au cas où j'aurais été victime d'une crevaison. Il me passait les bidons quand j'en avais besoin. Il m'informait sur l'identité des coureurs échappés ou lâchés. 
Le temps d'attente entre chaque passage des coureurs -nos courses de 3ème et 4ème catégorie se déroulaient sur des circuits de 2, 3, 4 ou 5 kilomètres- il refaisait la course (et parfois les courses précédentes et parfois le monde aussi) à la buvette, pas très loin de la ligne d'arrivée, avec Maurice, Ferdinand ou Norbert...
Les rares fois où j'ai remporté un bouquet, je crois qu'il en fut fier. 
Ces dimanches étaient les seuls jours où il abandonnait son béret pour porter sa casquette de marin car la plupart du temps les courses se déroulaient en Bretagne intérieure où mon père tenait à afficher son  statut de  marin envers les "paysans" qui nous recevaient. La Bretagne d'alors était terre de marin, de paysans et de... cyclistes !
Aux abords de la ligne d'arrivée, s'agglutinait ainsi un public averti qui nous applaudissait dans une odeur de galettes au sarrazin (j'ai failli écrire merguez, mais ça ne fait pas couleur locale, et pourtant...) et de barbe-à-papa. Car la course cycliste, le critérium (J'aimerais tant m'échapper du peloton, aspirer quelques secondes d'éternité je m'en remplirais les poumons et dans ton corps les soufflerais. Mais je n'ai jamais connu la gloire, n'étant qu'un vulgaire passeur de bidon... - "Le Critérium", Christophe MIOSSEC), le Grand prix, était le point d'orgue d'un week-end de festivités, les fêtes locales ou le pardon. Durant ces jours festifs, le bal populaire était un événement incontournable où l'on élisait la Reine du village (...Remporter le critérium, c'est pas rien crois-moi, mais t'embrasser sur le podium, là c'est tout pour moi. Je voudrais que tu vois comme j'en chie pour toi, pour trois fleurs sur le podium, ah ça, j'en bave, crois-moi - "Le Critérium", Christophe MIOSSEC).
Souvent, il y avait un fest-noz aussi, en Bretagne  bien sûr, et bien entendu la grande fête foraine et le concours de boules et puis, une, deux, trois ou quatre courses cyclistes réparties sur les trois jours du week-end, selon la richesse du comité des fêtes.
La reine du jour (Reine toujours ?), et ses dauphines, faisaient le tour du circuit dans la voiture (décapotable !) du président du Comité des fêtes qui était garagiste ou boulanger. Ensuite, elles allaient se promener parmi les spectateurs pour récolter la prime du public ("4000, 3000, 200 et 1000, au prochain tour, messieurs les coureurs !")
Pendant que les papas, les papys, les spectateurs lambda restaient à proximité de la ligne d'arrivée et des buvettes et des auto-tamponneuses, les mamans, les mamies, les grandes sœurs et tous les spectateurs sobres, marchaient autour du circuit, mais en sens inverse de la course, pour voir arriver le peloton bariolé. C'est toujours un ravissement d'entendre un peloton passer, le cliquetis des  roue-libre, le crissement des patins de frein qui frottent la jante, les rires parfois, les injures aussi. Et puis l'odeur du camphre que nous apporte l'air que le peloton déplace. Et le petit gars lâché qui ne reverra jamais le peloton mais que l'on encourage quand même, non par pitié, par respect. 



(Sur ce sujet on peut aussi se régaler de l'article écrit sur l'excellent blog A l'encre violette :
 Histoire de critérium )
Aujourd'hui encore, lorsque je croise une course de jeunes en Brie ou ailleurs, je vois les mêmes personnes au bord de la route. Certains rêvant sans doute de gloire pour leur progéniture, d'autres passant simplement un bon moment à la campagne. 
 Nous restons toujours dans l'est parisien, la banlieue rouge de l'époque François Terbeen va à la rencontre de trois frères cyclistes à la Porte des Lilas.
"Porte des Lilas, quand l'école est finie, c'est toujours une chanson. En approchant des bâtisses neuves, qui abritent tant de familles laborieuses, on a l'impression d'entendre battre le coeur des enfants, que le jeudi libère (...)."
Et je ne résiste pas au plaisir de retranscrire l'interview des gamins et de la maman à l'époque où la banlieue semblait heureuse, loin des clichés véhiculés de nos jours.
Ils étaient là plusieurs dizaines, à courir à travers les allées des bastions, insouciants du ciel gris qui attendait d'être remplacé par celui, bleu azur, du printemps. Tout de suite, notre repor­ter-photographe repéra trois de ces garçons. Ils pédalaient en file indien­ne, comme s'il s'agissait de battre un record, le plus grand en tête. Ils avaient fière allure dans leurs survê­tements bleu roi.

Alors, les gars, vous aimez ça, le vélo?

Ils s'arrêtèrent, virevoltant littérale­ment sur place. Même le plus jeune, à peine plus grand que le Petit Poucet, le fit avec beaucoup d'adresse.

- Si on aime ça ? s'exclama l'aîné. Je pense bien  ! Moi, je fais de la bicyclette depuis l'âge de huit ans. J'en ai quatorze et demi.

  Comment t'appelles-tu ?

  Patrick   Rollais.   Voici mes deux frères  :  Dominique,  douze ans et  Fré­déric, huit ans. A la maison, nous l'ap­pelons « Rollaiton », parce qu'il est le benjamin...

  Vous avez des vélos neufs, dites-donc ?

  Eh oui ! fit Dominique, qui s'en­hardissait. Comme Patrick en avait eu un   pour son certificat   d'études,  mes parents  n'ont   pas  voulu  faire  de   ja­loux.   Ils   nous   en   ont   acheté   un,   à chacun.

  Non, moi, c'est le Père Noël qui me l'a apporté, protesta « Rollaiton ».
- Que fait ton papa, petit ?
  Il conduit des trains. Ma maman est   laborantine,   mais   elle   est      le jeudi...
Précisément, cette jeune maman, inquiète de voir ses enfants en conver­sation avec deux inconnus, accourait l'air anxieux.
   Vous   cherchez  quelqu'un,   Mes­sieurs ?
Nous avons trouvé, Madame. Et nous vous félicitons d'avoir trois gar­çons aussi délurés, aussi sportifs...
  Je préfère, en effet, qu'ils fassent du vélo et du football que de les voir aller au cinéma: Vous savez, trois gar­çons, cela demande  beaucoup  d'atten­tions. Mes deux « grands » appartien­nent à  l'équipe des minimes de  l'AP-SAP. Mon mari est ravi, d'autant plus qu'ils  ont  tous  les trois d'excellentes notes, en classe.  Chaque soir, et cha­que jeudi, ils font du vélo, et je vous jure  que  ça  pédale   !  Pensez,  ils  ont grand besoin de se détendre, d'autant plus que la  pratique de la  bicyclette les   développe   énormément.   Ces vélos sont un peu  mes alliés, vous compre­nez, sans eux, ils casseraient tout ! Oui, j'aime   que  mes   garçons   fassent  du sport...

 Gageons que, même si le vélo n'est plus le sport populaire qu'il fut voici 50 ou 60ans, gageons donc que nous trouverions encore aujourd'hui un Jacques Tauzin ou trois frères Rollais pour nous tenir les mêmes propos, même dans l'ex-banlieue rouge. Les rêves de gosses ont-ils vraiment autant changé qu'on nous le dit ou que nous le croyons ?
 L'auteur de l'enquête demande maintenant son point de vue à l'homme de la rue. Existe-t-il encore dans notre beau pays de France des monteurs en chaussures ? Retraité paisible, Monsieur Chapelin fut un cycliste vaillant.
 "Métro Pelleport, treize heures... Dé­bouchant de l'ascenseur, des gens silen­cieux, compressés et moroses s'évadaient sous la pluie, comme une volée de moi­neaux, de cette cage qu'un homme aux tempes grises libéra le dernier. Droit comme un « i », il semblait avoir tout son temps. Un retraité, peut-être, mais d'allure très jeune encore... Il rajusta sa casquette, marcha vers la rue Le Bua. Se doutait-il que nous le suivions? Il se retourna et sourit à notre reporter-photographe qui, déjà, le « mitraillait ».

—  Le point de vue de   « l'homme de la   rue »   sur   la   bicyclette ?   Ah !   mon­sieur,   je  regrette   bien  de  ne   plus  pou­voir  faire du  vélo dans un   Paris  si   en­combré par  les voitures.  Il   y aurait  trop de  risques,  pensez donc !  Surtout à  mon âge :   soixante-douze  ans..."

 Et M. Chapelin de raconter son enfance cycliste :
"—  Mais  on   jurerait   que  vous  n'avez pas  soixante-cinq ans...

—  Vous me flattez.  Non,  non,  tenez, voici   ma   carte  d'identité :   M.   Chapelin Marcel,   né  à   Paris   le   8   août   1894... J'avais   vingt   ans    en    1914,    et    votre question  me   rappelle  d'agréables   souvenirs, car étant tout gamin et jusqu'à la déclaration de guerre, j'avais passé ma jeunesse à vélo. Il fallait avoir la foi, monsieur, car on n'était pas riches à la maison. Nous étions cinq frères et nous faisions le tour de Paris avec une dizaine de copains, de 14 à 16 ans, sur des vélos rafistolés, grinçants, et des chaînes qui ne tombaient pas toujours d'aplomb sur le pédalier. Mais nous étions plus heureux que des rois. Ma bi­cyclette, je l'avais achetée d'occasion, trente-cinq francs, et je me rendais souvent au marché aux Puces pour trou­ver des pneus de rechange, bien fatigués, à 0 fr. 50 ! C'était le bon temps."

Puis le jeune Parisien laissa son vélo de côté pour le reprendre la retraite venue.

"(...)au dé­but de ma retraite, dans la Beauce, où j'avais fait l'acquisition d'une bicoque. Vous connaissez sans doute cette région ? Le vent vous arrête un homme et l'en­voie tout net sur le bas-côté, dons ces plaines qui s'étendent à l'infini. Eh bien ! j'allais faire les commissions pour ma femme, toujours sur le vélo, soit, à Bailleau-ie-Pin, soit à Chartres. Je faisais mes trente kilomètres par jour, en rigo­lant, faisant même quelques achats pour d'outrés familles. J'étais devenu « le cycliste 100 % » qui faisait un peu pitié, au moment où je courbais l'échiné peur venir à bout du « zef » et des côtes. Mais à ce régime, ma santé de­vint aussi riche que les couleurs de mes joues. Oui, monsieur, j'ai repris du souffle grâce à la bicyclette."


 Pour continuer, le journaliste est allé consulter le livre du cosmonaute russe (on devait dire soviétique à l'époque) Guerman Titov "700 000 kilomètres dans le cosmos".

Certains parviennent à parcourir une telle distance sur leur vélo mais il leur faut toute une vie ! Mais le cosmonaute sans doute pas. Il vante pourtant, lui aussi, les bienfaits de la bicyclette pour l'entrainement de l'homme de l'espace.

« Je n'avais garde d'oublier ma chère bicyclette. J'éprouve un grand plaisir à me lancer sur cette machine légère et obéissante, à ne faire qu'un avec elle et. penché sur le guidon, à fendre l'air et à sentir sa résistance élastique sur tout mon corps. On roule sur l'asphalte lisse de la route, les bouleaux et les peupliers fuient sur les bas-côtés ; les bois, les clairières, les ravins, défilent, et l'on voudrait appuyer encore plus fort et plus vite sur les pédales. L'air devient plus dense, il semble qu'il suf­firait d'avoir des ailes pour quitter le sol. »

 Il évoque également comment lui est venu l'amour du vélo.

« La bicyclette de mon père était pour moi un objet d'admiration constante. Je décidai d'en faire un instrument sportif destiné aux exercices physiques et à un entraînement permanent. Les gar­çons de mon âge devenaient de véri­tables échalas. Que pouvais-je opposer, avec ma taille ridicule, à ces signes flatteurs ? Je résolus que ce serait la souplesse, l'endurance et la force phy­sique.
« C'est pourquoi, à la belle saison, je me suis mis à parcourir chaque jour une centaine de kilomètres à bicyclette, soit sur un itinéraire composé par moi, soit en faisant des commissions pour ma mère. Il fallait une minute pour al­ler au pain, mais je sautais sur ma ma­chine, et je partais pour une expédi­tion de trente kilomètres en terrain va­rié pour aller à un village éloigné. Afin d'arriver à cent kilomètres, je passais voir mon grand-père « pour une minute » au Matin de mai à trente-cinq kilomètres de là... »




Pour terminer le tour de la question, François Terbeen donne la parole à l'actrice Micheline Presle qui triomphe à l'époque dans le feuilleton "Les saintes chéries" aux côtés de Daniel Gélin, Marthe Mercadier, Pascale Roberts, Jacques Higelin ou Pierre Doris. La Première chaine de l'ORTF diffusa trois saisons de ce feuilleton, la première en 1965 et 1966. L'actrice était donc toute désignée pour donner son point de vue en ce printemps 1966. Si je n'ai aucun souvenir de ce feuilleton, je me rappelle de "L'homme du Picardie", de "Thierry la fronde", de "Zorro" ou de "Rintintin". Mais la parole est à Michelin Presle :


"On ne sera pas surpris d'apprendre que nombre de vedettes du beau sexe sont sportives. De « l'acrobate » Brigitte Auber, excellente trapéziste, à la trépidante Annie Cordy, beaucoup d'artistes entretiennent leur ligne en pratiquant la culture phy­sique, le tennis, le ski, voire... le cyclisme ! C'est ainsi que Mi­cheline Presle, Danielle Darrieux, Mylène Demongeot, Mick Micheyl ne répugnent pas à enfourcher une bicyclette, pour se délasser et retrouver, dans cet exercice, l'une de leurs joies d'adolescentes...

Micheline Presle ne nous a pas caché qu'elle adore pédaler dans le vent si vivifiant de cette Bretagne où elle se rend assez souvent.

—  J'ai acheté une bicyclette toute neuve, toute scintillante, voici  deux  ans,  nous a-t-elle  confié. J'ai  préféré cela  au vélo solex qu'utilisent mes amies, avec lesquelles j'effectue de joyeu­ses sorties, lors d'un week-end, ou en vacances. Trente ou qua­rante kilomètres ne me font pas peur, vous savez, mais ne soyez pas   surpris  :  pendant  la guerre,  je faisais tous mes   déplace­ments à bicyclette. Oh ! bien sûr, il n'est plus question pour moi de  pédaler dans Paris.  Il  y a de nos jours de tels encombre­ments que j'aurais vraiment trop peur de me faire renverser. Mais je le regrette, car j'aime faire du vélo. C'est grisant de des­cendre une côte, de pédaler sur une route bien ombragée, et sur­tout, c'est excellent pour la forme physique...

—  Mes amies, vous vous en doutez, me taquinent bien un peu, elles qui préfèrent au dérailleur un petit moteur bien pra­tique, bien commode, mais tant pis ! Je reste résolument fidèle à  l'effort que m'impose ma « petite reine ».  Dites, ne le clai­ronnez pas trop ! »

Nous sommes persuadés que les sportifs trouveront bien sym­pathique cette fidélité de Micheline Presle à la bicyclette..."

Merci à François Terbeen journaliste  au Miroir du cyclisme , au Docteur Héraud, directeur de l'Institut National des Sports, à Jean-François Brisson du Figaro, à Jacques Tauzin et à son papa, de Pantin, aux trois frères Rollais et à leur maman, de la Porte des Lilas, à Marcel Chapelin, retraité, à Guerman Titov, cosmonaute soviétique, et à Micheline Presle, vedette.
A suivre...