1959

1959

samedi 15 octobre 2016

Voyage 2016 : Vers les Pyrénées (Neuvième étape)

Mais non, on n'est pas toujours à table !
Après un petit déjeuner copieux servi au camping par des gens sympas, voici encore une adresse à retenir, nous reprenons la route à travers le Gers.  

Nous envisageons de reprendre la même route pour le retour plutôt que de passer à l'est de Toulouse, ce qui nous poserait des soucis de timing qui nous obligerait certainement à prendre le train entre Albi et Decazeville et pour tout dire, nous n'avons pas envie de prendre le train avec nos vélos chargés... 
En plus, Laurence pourrait s'arrêter sur le chemin du retour au musée du chapeau de Caussade. Et même si je préfère faire des boucles que des allers-retours lorsque je fais des randonnées, l'idée fait son chemin dans ma petite tête. 

Après quelques kilomètres, nous traversons le village de Saint Clar, sans nous y arrêter et nous prenons des petites routes ayant toujours la forme de montagnes russes. Nous commençons à y être habitués.
 Dans ces parages, nous croisons la route que nous avions empruntée voici deux ans lors de notre Tour de foot où nous avions déjeuné à Fleurance qui est toute proche.
 Il est toujours aussi agréable de découvrir au long de la route...
 ... un vieux château au milieu des tournesols,
... une petite église sous le soleil qui chauffe de plus en plus,
 ... et bien sûr de longues côtes qui font diminuer notre moyenne comme neige au soleil... mais non, la comparaison n'est pas appropriée.
 Et il est déjà l'heure du casse-croute de midi. Nous le prenons au petit village perché de Roquelaure que nous quitterons par la côte du cimetière : heureusement, nous la descendons celle-là. Nous approchons d'Auch, la ville de D'Artagnan. Nous ne faisons que la frôler.
 Le climat, en effet pourrait nous faire penser à une île des Caraïbes.
 L'eau chauffe tout de suite dans les bidons et nous recommençons notre chasse à la canette.
 Nous faisons une halte dans le joli village de Barran mais les cycles Hurtu n'existent plus depuis bien longtemps. Et pas  la moindre fontaine rafraichissante à l'horizon...
 Ce village possède un clocher tors.

 Je viens de ressortir ce livre dont j'avais parlé en 2012 :  Coqs et clochers de nos villages
Un chapitre y est consacré à ces clochers tors, également appelés flammés ou vrillés.
Ce type de clocher est rare,  107 en Europe dont 47 en France selon l'association des clochers tors d'Europe. Certains sont de vrais chefs d'oeuvre, les charpentiers ayant construit volontairement une charpente de ce type. D'autres sont le fruit du hasard, la charpente ayant "joué" à cause d'un bois qui "travaille" et du vent qui tord le clocher.
Dans tous les cas, cela donne une fière allure à l'église. 
Ce village est également une petite bastide.

Et il est fort agréable de se reposer sous la halle ombragée. Mais il n'y a pas âme qui vive en ce milieu d'après-midi  ni le moindre commerce ouvert. Il fait décidément SOIF !
Heureusement au sortir du village, nous trouvons près du foyer familial un robinet qui nous permet de nous désaltérer.
Nous profitons aussi des arrosages du maïs pour nous rafraichir.
Et cela nous fait le plus grand bien. Il s'agit de passer au bon moment.
En arrivant à Mirande, nous faisons une nouvelle pause dans un magasin "hard discount" allemand pour acheter des fruits, des boissons et le repas du soir.
  Les bidons sont à nouveau remplis, l'eau chaude est décidément difficile à avaler.
 Il est encore tôt pour faire étape dans cette jolie petite ville et même si le camping municipal pourrait nous accueillir, nous décidons de continuer jusqu'à Miélan où il y en a également un (nous nous sommes assurés qu'il était bien ouvert).
 Et plutôt que de prendre la Route Nationale 21 qui est le chemin le plus direct, nous optons encore une fois pour de petites routes, tranquilles mais... bosselées. Dur ! Dur...
 Enfin nous pouvons planter la tente au bord d'un grand étang, au meilleur emplacement du camping, parait-il. Bientôt nous ne partagerons pas cet avis...
 Car si la nuit s'annonce agréable, un groupe de campeurs-pêcheurs choisit cette soirée ( mais peut-être en est-il de même chaque soir, ce sont les vacances quand même...) pour faire un feu de camp tout près de notre tente. Et comme ce sont des pêcheurs amateurs de "mousseux", le début de nuit est... bruyant, jusqu'à deux heures du matin environ. Même en vacances, certaines personnes manquent de savoir-vivre !
Les Pyrénées approchent !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire