1959

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jeudi 27 février 2014

Le TOUR De FOOT (2)

Notre projet de Tour de foot avance doucement mais sûrement.
Le mardi 25 février, Patrick a transmis les dossiers à l'Union nationale des footballeurs professionnels  pour une diffusion auprès des joueurs des 20 équipes de Ligue 1. Ces dossiers étaient composés d'une affiche, d'une plaquette expliquant notre projet et de promesses de dons de maillots que les joueurs  intéressés pourront nous retourner. Il n'y a plus qu'à attendre les retours...
L'autre travail qui nous occupe est la recherche de bonnes volontés pour nous guider et éventuellement nous héberger dans les villes (souvent très grandes !) que nous allons visiter. Patrick a commencé à prospecter des clubs de cyclotourisme situés sur notre itinéraire.

A mon tour, je lance un appel aux bonnes volontés qui lisent ce blog et qui pourraient nous aider au mois d'août prochain. Si vous habitez les villes situées sur l'itinéraire de notre grand voyage, si vous connaissez quelqu'un qui peut nous aider, n'hésitez pas à nous contacter !

Ci-dessous, on trouvera la plaquette de présentation de notre projet.

dimanche 16 février 2014

MILLE BORNES

On peut vérifier, je viens de franchir le cap des 1000 kilomètres en 2014 !
Dès le 2 janvier, j'étais sur le vélo et depuis, je suis déjà sorti 15 fois. Sur chacun de mes vélos, le JPLP 6 fois, la randonneuse Le Vacon, 5 fois, le Chardon , 3 fois.
Avec le vélo de mon boucher, je suis sorti 2 fois et la première fois, j'ai crevé.
Cela m'a fait tout drôle de changer un... boyau, cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Heureusement que j'en avais accroché un sous la selle.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas : l'an passé à pareille époque, j'étais en arrêt forcé à cause d'une petite intervention chirurgicale et je totalisais un peu moins de 600 bornes. Ce qui ne m'avait pas empêché de cumuler 12 000 kilomètres sur l'année.

Ce week-end, grâce à une météo quasi printanière, nous avons fait deux belles balades, Laurence et moi. Pourvu que ça dure !

mercredi 12 février 2014

Les vélos de Cavanna

Lundi midi, je rangeais mes "Miroir du cyclisme" des années 1980 dans les belles reliures d'époque que je venais de recevoir quand le numéro 319 de juin 1982 a attiré mon attention...
Bien sûr, Bernard HINAULT est à la une de ce numéro de présentation du Tour de France 1982 mais ce qui attira mon attention, c'est le nom de Cavanna.
Ainsi François Cavanna écrivit-il un article sur le Tour de France et je ne m'en souvenais pas ! Pourtant, en 1982, je dévorais "Miroir du cyclisme". Pensez donc, j'étais "chomiste" en juin 1982, à la recherche d'un premier emploi après une année 1981 passée à la caserne de Châteauroux pour ce que l'on appelait alors le Service militaire.
Et donc, à l'époque, en plus du "Ouest France" quotidien et familial, je dévorais le "Miroir du Cyclisme", le "Canard enchainé" (déjà) et, je crois, "Les nouvelles littéraires". Si je ne lisais plus Charlie Hebdo, c'est que le titre avait disparu des kiosques à la fin de 1981. 
La plus grande partie de cette année 1982, je la passai donc à lire, à faire du vélo sur les belles routes du Morbihan et accessoirement, à chercher un emploi. Emploi qui d'ailleurs m'amena en région parisienne au mois de septembre 1982.
Pensez donc si j'avais dû dévorer ce texte de Cavanna. Mais le souvenir s'en était effacé. Sinon la semaine dernière, je l'aurais fastochement retrouvé.
A la page 18, se trouve donc l'article écrit par Cavanna.



Le titre de cet article es trompeur car de Robic, il n'est pas question (hormis une citation dans une liste de Géants de la route). C'est peut-être un hommage à Robic, mort à la fin de l'année 1980.




Mais laissons le conteur... conter...
"Vous ne me croirez peut-être pas, mais le premier li­vre que j'ai écrit et qui a été édité s'appelait « Le Tour de France ». Parfaitement. C'était, eh oui, une histoire du Tour de France. Cela se passait il y a, voyons... Eh bien, il y a vingt ans de ça. A peu de chose près. « Hara-Kiri » venait d'être inter­dit pour la première fois, ce n'était pas la dernière mais n'anticipons pas, il y avait les gosses à nourrir, et aussi leur père, soyons franc, un gars cherchait quelqu'un pour écrire ce livre-là, une collection qui s'appelait « Loisirs-Jeunesse » ou quelque chose comme ça, chez Hachette, peut-être bien, j'avais complètement oublié ce bouquin, si vous le trouvez dans le grenier de votre grand'mère montrez-le moi, je serai ému aux lar­mes et je vous y ferai une belle dédicace à l'encre, de la couleur que vous préfé­rez. C'était payé au forfait, pas cher, mais comptant. Ça m'avait bien dépanné, sur le moment.
Bon. C'était de l'anec­dote personnelle, me direz-vous, mais justement, ce que je vends, c'est de l'anec­dote personnelle. Ça tombe bien. On cause Tour de France, paf, le Tour de France a joué un rôle dans ma vie. Non, n'allez pas croire que si l'on avait causé Coupe Davis ou Tournoi des Cinq Nations je vous tirais aussi sec l'anecdote correspondante de ma man­che. Tour de France et c'est tout. Vous dire que vous avez de la veine. Le vrai professionnel de la chose, je suis l'historiographe che­vronné. Dommage que mon unique exemplaire se soit égaré bêtement dans un déménagement, comme ces chiens qui se perdent quand on part en vacances, vrai­ment dommage. Je vous en aurais recopié quelques pages, c'était très beau, j'en suis sûr, je ne me rappelle pas une ligne mais je me connais : consciencieux et perfectionniste, vous pouvez toujours chercher celui qui me fera la pige question éru­dition, lyrisme et émouvance.
Remontons encore plus loin  dans  le temps.   Que voyons-nous ? Nous voyons moi, morveux de dix ans, entouré d'autres morveux, vraiment morveux, je veux dire : avec de grosses mor­ves vertes qui leur pendent aux nez. Autour de nous autres morveux, la rue Sainte-Anne ou n'importe quelle autre rue à Ritals de la banlieue Est ou Sud-Est, c'est dans ces coins que poussaient ces champi­gnons-là, au fond de ces rues verdâtres — avec des nouilles toutes rouges dans le caniveau et du linge tout blanc aux fenêtres. C'est l'été, il fait chaud à crever tout autour, sauf dans notre rue à Ritals que plus il fait chaud plus elle est fraîche. Même, elle sent la cave, notre rue, l'été, alors. Même la vase, elle sent, va savoir d'où ça vient. Sauf le dimanche. Le dimanche, elle sent le parmesan.
Oui, mais là, c'est pas dimanche. C'est un jour ordinaire. Enfin, pas tout à fait, quand même : c'est les vacances. La différence entre les vacances et pas les vacances, c'est qu'on ne va pas à l'école. Les vacances, pour vous autres, chers petits enfants d'au­jourd'hui, ça veut dire Tahiti, ou les Bahamas, ou la Grèce, ou au moins le Tréport. Enfin, bref, la mer et tout ce qu'on met au­tour : pédalo, ski nautique, volley, excursions, méchoui, et votre papa qui vous paie plein de glaces à plein de parfums sans quoi vous allez raconter à maman ce qu'il fait pendant la sieste avec la voisine de la cara­vane d'à côté. Pour nous autres, enfants de juste après l'âge de pierre, les vacances c'était seulement ne plus aller à l'école. Et c'était formidable. Ce qu'on pouvait se marrer, dans nos trous à rats, vous n'avez pas idée. Mais bon, c'est du Tour de France que nous sommes partis pour causer, élaguons, élaguons. Cen­trons le collimateur sur le Tour de France. Voilà. Comme ça. Merci !
Le Tour de France, c'était notre Iliade, notre Odyssée, notre Chanson de Roland et notre guerre des Malouines. Cherchez dans le diction­naire les mots que vous ne comprenez pas. Je veux dire que nous en étions dingues, archi-dingues. Nous volions des sous à nos parents, crime inouï et fort difficile à mener à bien, ou, si pas possible, nous volions direc­tement les journaux chez le marchand, pour comparer les louanges fabuleuses des journalistes sportifs et cal­culer les chances des cham­pions d'après leurs écarts, les bonifications, des tas de paramètres très compliqués que le plus borné en calcul maniait avec une dextérité de surdoué. 
Les géants s'ap­pelaient alors Antonin Magne, Bartali, Charles Pélissier, Vietto, Robic, Sylvère Maës... Oui, d'accord, ça fait terriblement vieux con. Vous verrez, dans dix ans, vous aurez bonne mine avec vos surhommes d'aujourd'hui. Vous n'oserez même pas l'ouvrir, peur de faire rigo­ler les jeunots. Ah, on est bien peu de chose...
Ça discutait passionné. Ça chauffait dur. Chacun avait le sien. Si vous n'avez jamais vu des Ritals causer vélo, vous avez tout loupé sur cette terre. Quand ce n'était pas un coureur rital qui enlevait l'étape, c'était parce que ces saletés de ja­loux de Français lui avaient fait des crasses, que sans ça, les Français, jamais ils gagneraient, les Français, jamais. J'étais le seul pas tout-à-fait rital, papa ayant épousé une Française. J'avais toute la rue contre moi. 
Portrait d'Antonin Magne,  vainqueur des Tours de France 1931 & 1934
Photo parue dans Match l'Intran N° 416 de 1934
Justement, j'aimais bien Antonin Magne, va savoir pourquoi. Peut-être tout simplement parce que les journalistes déliraient sur lui plus encore que sur les autres : c'est lui qui était désigné pour gagner le Tour cette année-là. Moi, petit enfant tout neuf, petite cer­velle toute tendre, je mar­chais à fond à l'épopée. Et toi qui me lis, tu ne marches pas, peut-être ? J'avais l'ex­cuse d'avoir dix ans, moi. Et toi ?... J'étais tout seul à défendre l'honneur de la France, moi le bâtard, con­tre tous ces macaronis dé­chaînés, écumants, gesticu­lants. J'avais, n'empêche, une certaine autorité : j'étais le seul à posséder un vélo. Un petit vélo au cadre cassé en deux que papa avait trouvé dans une poubelle et qu'il avait fait bricoler par un copain à lui, forgeron. Le forgeron l'avait bou­lonné en sandwich entre deux plaques de tôle, les mômes se foutaient de moi, n'empêche, j'avais un vélo, moi, je savais de quoi il s'agissait. Les mômes ritals se pâmaient sur les coureurs ritals et méprisaient tout le reste. Pas de problème. Je défendais les Français sans mépriser les Ritals qui étaient tout autant mon peuple, ce qui est inconfor­table. J'ai eu trop tôt la conscience de la vanité, des patriotismes, pauvre chère âme trop vite mûrie... On n'adore bien que si l'on déteste l'autre. Heureuse­ment, il y avait les Belges. En ce temps-là, les gars étaient groupés par équipes nationales. Vachement sti­mulant, tout ce qu'on vou­dra. Le sport sans chauvi­nisme, c'est comme des nouilles sans sel. Autant se flinguer tout de suite. Les Ritals pur jus et moi, on tombait d'accord sur le dos des Belges. Le seul mot de « Belge » nous faisait pisser dans le pantalon. Mais comment osait-on être Belge ? Et, l'étant, comment osait-on se montrer ? Pis que tout : comment osait-on s'asseoir sur un vélo ? Cette rigolade ! Et ces Manneken-piss se permettaient de gagner des étapes, et même le Tour, des fois, ça s'était vu ! Ce qui prouve bien que les Français, c'est tout bidon, truqueurs et compa­gnie. C'est pas en Italie qu'on verrait ça ! J'emportais les journaux à la maison après les avoir lus à haute voix aux autres en mettant bien l'accent épique là où il fallait. Je me gavais d'hé­roïsme et d'horribles souf­frances, tout seul, je m'hallucinais à la prose survoltée, je m'identifiais plutôt au malchanceux méritant qu'au vainqueur triom­phant, car j'avais un bon petit cœur. Les acharnés, perpétuelles victimes d'un sort injuste, les tenaces, les maudits, voilà mes héros, à moi. Je ne voyais bien sûr pas qu'ils étaient fabriqués tout autant que les autres par des journalistes suffi­samment psychologues pour savoir qu'il en faut pour tous les goûts... Il y a tou­jours un Poulidor, et un seul à la fois, à l'intention des âmes sensibles...
Abdelkader ZAAF, victime d'une insolation dans le Tour de France 1950 alors qu'il était échappé en compagnie de son équipier Molina. Photo MIROIR SPRINT
Il y avait aussi les comi­ques. Je me rappelle un cer­tain Zaaf (reprenez-moi si je me trompe), un Nord-Africain (je voudrais que vous eussiez entendu mes potes se marrer), lanterne rouge comme il se doit, dans ce temps-là ils savaient res­ter à leur place, qui s'était saoulé la gueule au gros rouge et avait foncé à tou­tes pédales dans la direction opposée... Ça m'a passé. On ne peut pas croire au Père Noël toute sa vie. Ni regarder passer les coureurs. Un jour, je me suis payé un vélo de course. Un très beau, tubes Reynolds, tout. Je lui ai fait, ô sacrilège, remonter les entretoises pour écarter un peu les four­ches arrière afin qu'y puisse passer une roue de 650 à pneu demi-ballon. J'ai fabriqué et fait souder des porte-bagages ultra-étudiés de mon invention. J'ai cousu des sacoches immen­ses, équilibrées quart de poil, j'ai tassé là-dedans mon fourniment de randon­neur solitaire, ma guitoune, ma popote, ma bouffe, mon linge, mon duvet, et je suis parti dévorer de la route et respirer le paysage. J'ai fait ça pendant des années. Je me suis farci des cols et des calvaires que personne n'a jamais sus. Pourquoi j'ai arrêté ? Mon vélo est là, tout prêt. Il m'attend. Pour­quoi trafiquer un vélo de course, alors qu'il existe des spéciaux cyclo-touriste ? Pose ton cul une seule fois sur un vélo de course, un vrai, à tes mesures, tu com­prendras pourquoi. Pourquoi tous les vélos ne sont-ils pas proportionnés comme les vélos de course ? Ah, dame, là... Moralité ? Ah, oui, il en faut une... Eh bien, elle sera comme ça : j'aime mieux pédaler que regarder des gars qui péda­lent pour moi. Ah, oui ? Et si tout le monde en faisait autant, mon petit ami, ce journal où vous écrivez ceci n'existerait pas ! Tiens, c'est vrai. J'avais pas pensé à ça.
CAVANNA
Voici donc encore un beau (et rare ?) texte de Cavanna. J'aimerais bien faire une randonnée sur le vélo de Cavanna...
Ce texte évoquera bien des choses à plusieurs générations de petits vacanciers du mois de juillet qui restaient à la maison mais qui voyageaient quand même grâce à la radio, les journaux puis la télé, et surtout à la magie du Tour de France.
En feuilletant ce Miroir de 1982, j'ai repensé à un autre texte de Cavanna (je crois me souvenir que c'était une chronique dans Charlie Hebdo ?). Je ne me souviens plus du thème général mais, à moins que ma mémoire défaille, il y parlait des coureurs cyclistes qui étaient devenus des supports publicitaires ambulants. Il y rêvait de coureurs qui porteraient un maillot où serait inscrit :
"INTERDIT D'AFFICHER - 
LOI DU 29 JUILLET 1881"
N'y aurait-il pas un dessinateur (Michel Heffe, qu'en penses-tu ? ) pour imaginer un tel maillot ? 
Pourtant, je ne résiste pas à reproduire ci-dessous quelques publicités publiées dans ce Miroir N° 319... Encore l'occasion de se souvenir  de quelques marques que l'on ne croisent plus que dans les rallyes "vintage" (quel vilain mot...).
Des réclames pour des vélos tout d'abord : le vélo Peugeot du centenaire qui trône en quatrième de couverture, on pourrait en offrir un à Robert Marchand, non ? 
A l'époque, j'écumais moi aussi les courses de "troisième catégorie" sur un vélo Peugeot (un PX10L, je m'en souviens ! de couleur marron acheté un peu plus de 1000 F au magasin Peugeot de Lorient. En 1982, j'avais racheté un vélo Bianchi (il est encore à la cave, en mauvais état) à un coureur de "première catégorie"... et en juin, je commençais à "marcher" pas mal.
A la page 4 du magazine, Motobécane propose une machine un peu plus "haut de gamme"... Le vélo de ma communion était de cette marque.
Les fabricants d'accessoires ne sont pas en reste.
Déraiileur Huret en titane, SVP... avec des développements qui pouvaient s'étager du 53X12 (pour les grosses cuisses...) au 36X28 (Tout à fait correct pour les grimpeurs...)
Simplex répond à son concurrent en avant-dernière page du magazine.
Je crois que ces 4 marques ont disparu, au moins en ce qui concerne le matériel de course.
Il y a même cette pub étonnante :
Trouve-t-on encore de tels objets ? Sur les brocantes ? Les sites d'enchères sur internet ? Que sont devenus les inventeurs ?
Le magasin "La roue d'or", près de la gare de l'est à Paris, ça n'existe plus, je pense. L'hiver 1982-1983,  je m'y rendais souvent pour acheter, avec mes premiers salaires, du matériel (dont un groupe complet "SUPER RECORD - CAMPAGNOLO" !) pour équiper le cadre rouge rouge que me fabriqua un artisan breton, Jamin, avec des tubes en acier Colombus.
Je fais grâce à mes lecteurs des autres réclames pour les outils VAR, le jeu de direction Stronglight, le Synthol, les vêtements VETAC, les sachets pour boissons DEXTRODOSE (en vente en pharmacie)...
Je continue ce long article, tant qu'à faire, je suis lancé... par le dessin de PELLOS.
En couleur, SVP, et toujours le même trait vif qui va  à l'essentiel : Hinault va-t-il réaliser le doublé GIRO - TOUR DE FRANCE ? On s'attendrait presque à  voir surgir Ribouldingue, Croquignol et Filochard pour piquer le maillot (ou le magot) du Blaireau. En 1982, Pellos avait 82 ans...
Nous atteignons ici la fin de la collaboration du dessinateur avec Miroir du cyclisme, journal qu'il illustrait depuis sa création en 1960. Il pourrait bien s'agir d'un des derniers dessins de Pellos dans le Miroir (Le dernier ? à vérifier)
Pour clore ce message, voici, les reliures dont je parlais au début.
A l'époque, je n'en avais acheté que deux.  Je viens d'en acquérir d'autres. Je suis en train d'y ranger ma vieille collection. Je pense que je vais faire d'autres découvertes...

dimanche 9 février 2014

LE TOUR DE FOOT 2014

Un nouveau défi, une nouvelle aventure pour cette année 2014 : Faire le Tour de France des clubs de foot de Ligue 1. Vingt villes à visiter en un mois. 
Tout est parti d'une idée de l'ami Patrick, nouveau retraité depuis octobre 2013. Il nous en avait parlé, à Pascal et à moi voici quelques mois et puis, ça y est, c'est parti, mon kiki !
Et en plus, ce sera un Tour pour RIRE ! En effet, tout au long de notre voyage, nous espérons bien que des joueurs des clubs de Ligue 1 nous offrirons des maillots avec lesquels ils auront joué un match et, à l'automne, nous organiserons une vente aux enchères de ces maillots au profit de l'association "LE RIRE MEDECIN"
Michel HEFFE nous a gentiment offert ce dessin (On peut consulter ses dessins sur son blog http://michelheffe.blogspot.fr
Voici, le parcours et le calendrier que nous devrions suivre :
Nous arriverons le lundi 28 juillet à Lille.
Nous repartirons le mardi 29 pour Valenciennes avant de repartir vers Reims où nous serons le mercredi 30.
Le vendredi 1er août, nous serons à Sochaux.
Le dimanche 3, nous devrions atteindre Evian (ou Annecy).
Le mardi 5 août, ce sera l'arrivée à Lyon, avant de repartir, le mercredi 6 pour une courte étape vers Saint Etienne, que nous envisageons de prolonger un peu.
Les quatre jours suivants, nous traverserons les Alpes pour atteindre Monaco, et peut-être Nice le dimanche 10.
Le lundi 11, traversée en ferry vers Bastia où nous coucherons cette nuit-là, avant de repartir, à vélo... vers Ajaccio le mardi 12 août.
Le mercredi 13, retour vers Marseille, d'où nous repartirons le jeudi 14 pour Montpellier.
Le vendredi 15 et le samedi 16, nous ferons route vers Toulouse, avant de rouler vers Bordeaux le dimanche 17  et le lundi 18.
Ensuite cap sur la Bretagne ! Nous serons à Nantes le mercredi 20 et à Lorient le jeudi 21, ici, nous nous accorderons une petite étape de repos (pas certain qu'elle soit de tout repos, d'ailleurs...).
Après être arrivés à Guingamp le samedi 23 août et à Rennes le dimanche 24, nous terminerons ce TOUR DE FOOT par deux longues étapes qui nous conduiront à Paris le mardi 26 août.
AVIS A LA POPULATION
Si des lecteurs de ce blog veulent nous accompagner un bout de chemin, nous guider dans les grandes villes où nous irons cueillir nos beaux maillots de foot ou nous héberger pour une nuit (Nous serons 4 personnes.), merci de me contacter.
On peut aussi nous rejoindre sur la page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Le-Tour-de-Foot/1443552525877610?ref=hl

jeudi 6 février 2014

Bonnes feuilles...

Même si cela m'a fait rigoler, ricaner... Je n'avais pas encore abordé le sujet sur ce blog mais je ne résiste pas à publier ce petit dessin de Delambre paru dans le Canard Enchaîné de mercredi dernier (dans tous les bons kiosques -et même les mauvais...- chaque semaine).
Après le décès de Cavanna, j'imagine que la presse, en larmes, a fait, ou va faire, paraître des hommages au fondateur d'Hara Kiri. Pour ma part, je recommande le Siné Mensuel  de février.
 Six pages sont consacrés au bonhomme, mais je n'en dis pas plus : Courez acheter Siné mensuel qui a besoin de lecteurs pour continuer à vivre et à emmerder les c...
C'est sans doute le journal qui, aujourd'hui est le plus proche du Charlie Hebdo de la grande époque.
Les "Zones" du père Siné valent leur pesant de vitriol et de dynamite, les dessinateurs sont tous "plus bons" les uns que les autres (J'avoue adorer les Petites coupures de Malingrey...).
c emois-ci, il y a une belle interview de Xavier Mathieu.
Bien sûr, ça manque un peu de vélos...

lundi 3 février 2014

CAVANNA est mort.

Longtemps, j'ai lu Charlie Hebdo. Un peu celui de la première période, celle du Professeur Choron.
Et beaucoup celui de la deuxième période, qui succéda, si mes souvenirs sont bons, à la Grosse Bertha avant de reprendre le nom de Charlie Hebdo.
J'aimais bien lire les chroniques (Je ne parle même pas des dessins de Riss, Charb, Cabu et les autres) de Dédé la Science (André Langanney), d'Oncle Bernard, la zone de Siné (BIEN SÛR !), les critiques littéraires de Fajardie et le billet de Cavanna.
Et puis j'ai arrêté de m'abonner, puis de l'acheter.
Pourtant, j'ai retrouvé ce texte de Cavanna (J'en ai gardé une photocopie... alors que j'ai jeté lors d'un déménagement toute ma collection de Charlie !), paru dans le Charlie Hebdo du mercredi 11 août 1993. A défaut d'un texte de Cavanna qui parlerait du vélo, en voici un qui parle d'école.
« L’ÉCOLE doit s'ouvrir sur la vie. »
Variante : « L'école doit être  l'apprentissage de la vie. »
T'en as pas marre d'entendre, de lire des conneries pareilles ? Moi, oui. Marre. Archi-marre. J'enrage. A tous les coups. Et ils sont nombreux, les coups !
Ce n'est certes pas là la seule ânerie péremptoire qu'on nous déverse dans les oreilles à micro-que-veux-tu, ce n'est pas la seule qui me fasse grincer, hélas, mais, bon, c'est celle-là qui me vient aujourd'hui sous la plume, va savoir à la suite de quelle discussion, de quelle bribe d'interview happée au hasard de la zappe, et qu'import...? Des livres ont été pondus sur le sujet, des monceaux de livres très doctes, les magazines (non, pas les « news », décidément ça m'arrache la gueule) ont élevé la chose à la hauteur d'un tradition­nel marronnier d'avant rentrée des classes... Bref, c'est la prodigieuse, l'inépuisable boule­versante découverte pédagogique de notre temps, la grande révolution dans l'enseigne­ment, l'idée fulgurante et salvatrice dont on s'étonne que la grouillante cohorte des siècles précédents ne l'ait pas eue !

Il faut croire que ça marche, puisque ça marche. Même, le croquant standard, tout content d'avoir compris, en rajoute : les asso­ciations de parents d'élèves se plaignent que l'école soit encore trop coupée de la « vie réelle »... Que veulent-ils donc ? Que l'insti­tutrice apprenne aux mômes à gratter le machin du Tac-o-tac ? A lécher une glace vanille-fram­boise ? A passer le petit balai dans la cuvette des chiottes après s'en être servi ?
« L'école, apprentissage de la vie », c'est là le type même du discours bassement démago, de la trouvaille pseudo « révolutionnaire » et «moderne» mais en même temps immédia­tement compréhensible par tout un chacun parce qu'elle éveille des échos familiers dans les petites têtes façonnées à la sagesse popu­laire. Des choses de ce tonneau : « C'est pas dans les livres et les écoles qu'on apprend, mais dans le grand livre de la Nature. » Suivent les exemples vécus : « Mon grand-père, qu'était illettré à cent pour cent, eh bien, rien qu'à regar­der le soleil couchant il vous disait le temps qu'il ferait le lendemain, mon grand-père. Et il se trompait jamais. Jamais ! Autre chose que toutes leurs météos. » Cela se passe dans le même obscur repli où se tapit la guérison par les plantes, la nostalgie du bon vieux temps et le mépris des intellos fumeux enfouis dans leurs grimoires.
Le désolant, c'est que ce genre de bavottis sénile pour piliers de bistrot, devenu mot d'ordre officiel et philosophie nationale, soit passé dans les faits, orientant impérativement les directives venues d'en haut imposées aux enseignants et chefs d'établissement.
Non, bonnes gens ! Non, non et non ! La « vie » ne s'apprend pas à l'école. L'école n'est pas là pour ça. La vie s'apprend dans la vie. Dans la famille, dans la rue, en vacances, au stade, avec les copains... L'école, c'est (ce devrait être !) le lieu où l'on apprend tout ce
qu'on n'apprendrait jamais
« dans la vie ».
L'école est (devrait être ?) un lieu à part. Un lieu sacré. Un temple, si tu veux. Le temple de la connaissance. On devrait n'y entrer qu'en laissant ses souliers dehors, je veux dire en aban­donnant de l'autre côté de la porte les idées toutes faites et ce gros bon sens, peut-être utile pour se dépatouiller dans les diverses circons­tances de la vie de tous les jours mais tout à fait insuffisant et même souvent carrément nuisible pour aborder la connaissance « par le bon bout de la raison ». On devrait, en en franchissant le seuil, oublier qu'on a une famille, oublier tout lien, toute influence de l'extérieur. Car l'école est (devrait être ?) le lieu d'une initiation. La seule initiation qui ne soit pas salamalec « ésotérique » et flatte-gogo : l'initiation à l'accès à la juste et fructueuse façon de raisonner,
Le savoir, même à un stade relativement modeste, n'est nullement une accumulation de faits, de dates, de noms, de recettes. L'école est là pour nous apprendre comment, de ce fatras, extraire les lignes directrices. L'école est (doit être ?) avant tout un lieu où l'on apprend à se servir le plus efficacement possible de son intel­ligence, où, comme le souhaitait Marcel Boll, se pratique intensément l'éducation du juge­ment. Si elle n'est pas cela, elle trahit sa mission.
Mais le « marché du travail » exige... La grande peur du chômage aiguillonne la course à la spécialisation. Les parents anxieux veulent que le gosse s'oriente vers des « débouchés », le gosse doit très tôt savoir où il veut aller, et très tôt s'y préparer. Très très tôt. Voilà l'école réduite à une espèce de pré-apprentissage. Pas de place là-dedans pour le savoir gratuit, pour la formation de « têtes bien faites », pour ce qu'avec mépris on désigne désormais sous le nom de « culture générale ».
On élague tout ce qui ne concourt pas direc­tement au métier futur, c'est-à-dire au fran­chissement des barrières que sont les successifs examens.
Or, le « grand livre de la Nature », c'est à l'école qu'on apprend à le déchiffrer, à s'élever au-dessus de l'anecdote, à ne pas se contenter de l'étonnement béat, de l'empirisme au coup par coup, à relier les observations, à les classer par catégories, à en déduire des lois générales, à, eh oui, raisonner.
Un enfant normalement constitué saurait lire et écrire à six ans, si on se donnait la peine de le lui apprendre. Il paraît que c'est interdit... Interdit-on aux mères d'apprendre à parler à leurs gniards, et ce le plus tôt possible ? Sont-elles vexées quand leur bébé tarde à émettre ses premiers mots, à faire ses premiers pas ! Qu'on en finisse donc avec cette peur de trau­matiser les jeunes cerveaux par le surmenage ! Quoi de plus navrant que ces dadais de quinze ans qui ânonnent syllabe par syllabe et sont incapables de mettre l'orthographe ? Qu'on en finisse avec ces petits enfants qu'on envoie jouer au reporter, un magnétophone sous le bras, et qui vont gravement « interviewer » le boucher du coin : « C'est quoi, m'sieur, votre métier ? Pourquoi vous avez choisi ça ? », et qui, en s'y mettant à quatre ou cinq, vont tirer de ça un « reportage » en s'efforçant d'imiter ce qu'il y a de plus plat, de plus niais, de plus terne dans le journal que lit papa.
Il y aurait beaucoup à dire, mais l'espace est limité, et puis ça se bouscule dans ma tête, tout voudrait sortir à la fois.
Je rêve d'une école telle que la rêvaient les précurseurs qui, tout au long du dix-neuvième siècle, se sont tant battus pour l'avènement de l'instruction populaire universelle. Une école où, jusqu'à l'adolescence, on ne se préoccuperait que de former des esprits pensant juste, munis d'un bagage solide de connaissances générales, sans se soucier de spécialisation, remettant l'orientation vers le métier à l'après-scolarité obligatoire. En somme, ce qu'ont pas trop mal réalisé, en leur temps, pour l'enseignement primaire, le certificat d'études et le brevet élémentaire. Ce qui n'interdisait nulle­ment de repérer les aptitudes particulières et de les encourager.
Bon, on arrête, v'là que je frôle la nostalgie."
Vingt ans après, il est (presque ?) d'actualité, cet article, non ?
Si le premier dessin de Riss illustrait l'article de 1993, le deuxième est extrait du petit livre "J'aime pas l'école"...

dimanche 2 février 2014

Les papillons...

Par cette belle matinée, pour ma onzième sortie de l'an 2014, j'ai roulé sur mon vélo Chardon et j'ai photographié des papillons...














samedi 1 février 2014

Janvier 2014, c'est fini...

Bon, d'accord, il suffit de regarder un calendrier pour le constater ! Alors, c'est juste l'occasion de dire que j'ai fait 650 kilomètres durant ce mois doux et humide.
650 kilomètres, en utilisant surtout mon vélo JPLP mais aussi, beaucoup moins, mes trois autres vélos (Sur cette photo mon vélo Chardon que je n'ai utilisé qu'une seule fois, et toujours ces petits soucis de changements de vitesses et de chaîne qui "frotte" !). Par contre, nous n'avons pas encore sorti le tandem. 
Et il y a toujours aussi peu de messages sur ce blog, c'est un peu morne plaine depuis quelques mois. 
J'avoue que je sors moins l'appareil photo ces derniers temps. Voilà plus de quatre ans que je mitraille toute la région avec mon petit engin de marque japonaise mais fabriqué en Chine (Bien obligé de prendre un tel objet car si je suis, bien sûr, pour la réconciliation des peuples, essayez d'acheter un appareil photo de marque française fabriqué en France...), alors il n'y a plus grand chose à se mettre sous l'objectif !
Bien sûr, il reste toujours les arbres, mes chers arbres, qui ne sont jamais pareils, je crois pouvoir les photographier encore et encore et toujours il seront différents.
Mon assiduité moindre à alimenter ce blog vient aussi des archives que je compulse, que je classe, que je lis, pour mon plus grand plaisir et  que je numérise à l'occasion en vue d'une publication, plus tard, sur ce blog. Je ne suis pas retraité, moi, je ne peux quand même pas passer tout mon temps devant l'ordinateur, déjà que... 
Parce qu'il y a aussi le vélo, les livres à lire, les disques à écouter, la vaisselle, les repas et puis un petit peu de... travail...
C'est surtout le temps, ce fichu temps qui passe vite, si vite. Ce temps qui manque et qu'il ne faudrait pas gâcher, perdre en choses  vaines et inutiles.
J'attends que le temps vienne
Mais il s'en est allé.
C'est vraiment pas de veine.
Le temps s'est défilé.
Faut-il qu'on se souvienne
Faut-il qu'on laisse aller ?
J'attends que le temps vienne 
Mais le temps a filé..."
Je ne peux m'empêcher de citer cette chanson de Pierre Louki, déjà lue sur ce blog.
Pierre Louki ! Et voici donc l'occasion de parler de ce grand monsieur de la chanson. 
Je commencerai par cet autre texte qu'il chanta dans ce disque de 1991 et qui rejoint ma préoccupation précédente.
Au dos de ce disque, il y a une petite dédicace de son ami Georges Brassens :
"En même temps qu'une amitié solide et sans fioriture,je nourris pour Pierre Louki une admiration qui ne cesse de croître au fil des ans."
Je trouve ce compliment parfaitement mérité ! Ce qui n'empêcha pas Pierre Louki de rester quasiment méconnu du grand public, ce qui est d'une grande injustice (comme pour Allain LEPREST ou Henri TACHAN, deux autres très grands poètes dont j'ai parlé ici.)
Sur ce même disque, il est une autre chanson qui parle de l'amitié et de la grande complicité qui unissaient Louki et Brassens...
Cela commence ainsi : 
"C'était au temps où Georges m'appelait..."
Et cela se termine ainsi :
"Sans toi c'est pas la fête
Tout juste si je m'embête
J'n'ai plus le coeur à m'emmerder."

Je vais quand même faire un effort, dès demain je m'attelle à un message sur le nouveau vélodrome de Saint Quentin en Yvelines où nous sommes rendus aujourd'hui à l'occasion de l'ouverture, et de la journée Portes ouvertes, de cette magnifique "piste cyclable" (sic)