1959

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dimanche 17 novembre 2013

Voyage en train... Plaques de cocher et... autres.

J'évoquais les arbres avant-hier, même chose pour les panneaux ? Souvent je les oublie...
Deux plaques de cocher non repérées jusqu'à présent. Et pour cause, elle n'étaient pas placées à un carrefour mais sur des maisons au milieu de la rue...
La première sur l'ancienne N33 qui traversait Montmirail.
La deuxième sous un panneau publicitaire à Pargny la Dhuys...
Et tout à côté, trône une girouette cycliste.
Sans commentaire...

samedi 16 novembre 2013

Voyage en train... Le noyer et le papillon

Regarder autour de soi...
On pourrait essayer d'écrire une fable...

vendredi 15 novembre 2013

Voyage en train... Pommes et pommiers

Trouvant que l'on ne remarquait pas forcément "mes arbres" dans les longs articles que je pouvais publier, j'ai décidé de les mettre en valeur...
LE POMMIER MORT

LE PETIT POMMIER DE VILLEMOYENNE

POMME DE REINETTE ET POMME D'API ?

POMMES ROUGES :
Personne pour les croquer ?

jeudi 14 novembre 2013

Voyage en train... De Montmirail à Mézy

Mercredi 13 novembre 3013
Par cette belle journée, je prends prétexte de suivre le tronçon de l'ancienne ligne de chemin de fer Romilly sur Seine / Mézy sur Marne pour un vagabondage cycliste comme je les aime.
L'association Tourisme Ferroviaire de la Brie Champenoise et l'Omois (TFBCO) dont j'ai déjà parlé sur ce blog (http://montour1959lasuite.blogspot.fr/2013/05/voyage-en-train.html) envisage de remettre en service sur ce tronçon de 25 kilomètres un autorail pour le plus grand bonheur des touristes. Et ce devrait être possible car une entreprise de réparation de matériel ferroviaire située à Montmirail est en train de remettre en état la voie et les passages à niveau.
Avant les premiers voyages, j'ai donc suivi cette ligne le long des vallées de la Dhuys puis du Surmelin : embarquement immédiat !
Le site de la gare de Montmirail n'est guère accueillant pour l'instant...
Espérons que l'association TFBCO réussisse à racheter le bâtiment et à embellir les abords.
Il semble que des travaux soient d'ailleurs en cours sur le site.
 J'espère que dans quelques mois, l'endroit aura repris un visage plus amène !
Et que l'on pourra embarquer pour une petite croisière ferroviaire. J'y réserve déjà deux places : aller simple pour Mézy sur Marne, si l'on accepte de charger nos vélos !
Et puis je prends ensuite la route de Paris (à vélo) pour suivre la voie qui chemine en contrebas.
Au lieu-dit,





je m'attends à trouver, au moins, un vélodrome ? !!
Mais non !

On nous annonce la remise en service du passage à niveau.
Bonne nouvelle ! Je pense que bientôt nous pourrons reprendre le train à Montmirail.
En effet, elle semble presque neuve cette ligne.
Ensuite, je quitte la grande route pour trouver le passage à niveau n° 31. Il doit encore en rester 30 jusqu'à la vallée de la Marne.
C'est vers là-bas que je vais, mais moi, je vais devoir faire des tours et des détours.
Détours qui vont me permettre de découvrir quelques paysages charmants.
A Villemoyenne, je trouve un troisième Passage à niveau protégé.
Et je laisse la petite gare de Fontenelle derrière moi pour essayer de retrouver la ligne au prochain village.
Mais personne ne m'y attend...
Je m'éloigne un peu de la grande rue du village pour trouver un Passage à niveau non protégé.
Cul de sac : je dois faire demi-tour. 
Non sans avoir remarqué, une "espèce de canal". Serait-ce un collecteur d'eau pour l'aqueduc de la Dhuys qui commence quelques kilomètres plus loin ? Mystère.
Je reste concentré pour l'instant sur mes préoccupations ferroviaires. J'approche de la gare d'Artonges.
Gare aujourd'hui transformée en maison d'habitation comme la plupart des gares et maisons de garde-barrière de nos vieilles lignes de campagne.
Voici, d'un autre point de vue, la gare et la maison du garde-barrière il y a bien longtemps.
C'est dans ce village que je vois le premier matériel ferroviaire roulant.
En effet, dans ce pays de Brie, Artonges possède de gros silos à grains. Les convois de wagons de grains remplaceront (si ce n'est déjà fait ?) peut-être les camions qui encombrent nos routes.
Mais aujourd'hui pas de train en vue !
J'arrive à...non, non, pas Paris... Pargny la Dhuys. C'est d'ici que part le célèbre aqueduc de la Dhuys qui alimenta longtemps la ville de Paris en eau. Aujourd'hui (merci Wikipédia) il alimente surtout Disneyland.
Ici, autour de ce joli petit village, sont captées les sources de Dhuys.
Construit sous le Second Empire, l'aqueduc serpente sur 130 kilomètres environ (un parcours nature de plus de 100 kilomètres ! Il va falloir que je m'y intéresse.)  à travers les départements de l'Aisne, de la Seine et Marne, de la Seine Saint Denis avant d'arriver à Paris. Régulièrement, son tracé est jalonné de regards comme celui photographié ci-dessus. 
Ici, je décide de quitter la vallée de la Dhuys.
Prenant un peu de hauteur par la raide montée qui mène au village de Picheny (Joli nom...), je peux apercevoir sur l'autre versant de la vallée le fameux aqueduc qui s'en va vers le village de Courboin tandis que la Dhuys et la ligne de chemin de fer courent vers Condé en Brie et la vallée de la Marne.
Ici, je traverse un village un peu désolé.
Demeures brinquebalantes...
... y côtoient une fière tour et même...
...un joli petit château.
je peux même photographier de vieilles portes qui ne servent plus à rien...
Enfin pas toutes !
Bien entendu, j'ai laissé passé l'heure du casse-croûte aussi est-ce ici que je choisis de m'arrêter.
Entre le LOUP et le CHIEN de la fable.
Un Loup n'avait que les os et la peau ;
        Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
        L'attaquer, le mettre en quartiers,
        Sire Loup l'eût fait volontiers.
        Mais il fallait livrer bataille
        Et le Mâtin était de taille
        A se défendre hardiment.
        Le Loup donc l'aborde humblement,
    Entre en propos, et lui fait compliment
        Sur son embonpoint, qu'il admire.
        Il ne tiendra qu'à vous, beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
        Vos pareils y sont misérables,
        Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d'assuré, point de franche lippée.
        Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
    Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
        Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
        Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
        Os de poulets, os de pigeons,

Sans parler de mainte caresse.

Le loup déjà se forge une félicité
        Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
Qu'est-ce là  ? lui dit-il.  Rien.  Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encor ?  Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ?  Pas toujours, mais qu'importe ?
 Il importe si bien, que de tous vos repas
        Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. 
Je dévore mes sandwichs, ma tartine au Saint Nectaire et ma pomme de la Marne en pensant au chien qui vient de m'obliger à piquer un bon sprint quelques minutes auparavant. Je n'aime décidément pas ces bêtes-là...
Et je trouve encore de vieilles pierres à photographier.
Une longue descente va me conduire à Condé en Brie.
J'y retrouve la Dhuys.
A quelques centaines de mètres, elle va se jeter dans le Surmelin.
Et cela dure depuis longtemps...
Le lavoir communal, lui non plus, ne semble pas avoir changé.
Les commères n'y viennent plus. Il a été dédié voici quelques années, comme nombre d'autres lavoirs de la région autour de Château Thierry, aux fables de la Fontaine.
Et ici, j'avoue que je sèche un peu (pourtant je crois avoir déjà parlé sur ce blog, du lavoir de Condé...) et ne me rappelle plus quelle fable est illustrée ici.
Mais me voici arrivé à la gare de Condé en Brie aujourd'hui transformée en restaurant.
Quant au château d'eau, il est devenu l'Office de tourisme du village.
Le café de la gare, sur la droite, est quant à lui, fermé.
Aujourd'hui, le bâtiment est bien différent.
Depuis quand cette gare n'est-elle plus en service ? Là encore, mystère...
En tout cas, le passage à niveau gardé devrait reprendre du service.
J'en veux pour preuve les trois personnes qui s'y affairaient hier après-midi.
Et moi, je m'affaire sur mon vélo, dans la vallée du Surmelin maintenant.
Où je fais une nouvelle pause à l'église de Saint Eugène qui montre en son portail un Jugement dernier magnifique, même si nombre de personnages sont abîmés.
Le PARADIS ou...
...l'ENFER ?
Le visage des anges est toujours aussi expressif.
Bien sûr tout ceci était polychrome.
Par contre, je n'ai pas retrouvé l'hôtel de la gare...
...alors que la gare, oui.
Pour continuer ma balade vers Crézancy, je choisis de franchir le Surmelin, jolie rivière au demeurant.
Le lavoir de Conigis illustre la fable "Le Renard et le Bouc"
On les voit mieux ici : le rusé renard, sorti du puits grâce au bouc, laisse son compère moisir en son trou. Pas très moral tout ça...
 Une jolie route me mène par les vignes à la Route nationale 3.
Les couleurs sont magnifiques.
La gare a peu changé... Il s'agit du Passage à niveau n° 2. Je touche au but.
Mais les arbres le long de la route ont disparu.
J'arrive donc au terme de mon périple. C'est ici en effet que notre petite ligne rejoint la grande ligne de Paris à Strasbourg.
Grande ligne électrifiée depuis longtemps.
















Encore des travaux ici. Dans quelques mois peut-être débarquerons-nous dans une petite gare pimpante ?
Mon dernier arrêt sera pour la monumentale église de Mézy près de laquelle je découvre une nouvelle fable.
"Le loup et les bergers", près d'un puits...
Le bouc y est-il encore ?
Sur les vestiges d'un mur, de petites statues en ronde-bosse montrent les restes d'un festin.
Je n'ai pas vu les bergers... qui faisant bombance d'un agneau rôti à la broche, firent revenir à de meilleurs sentiments... carnivores, un loup prêt à devenir végétarien !
Un petit nettoyage serait bien utile, non ?
Me voici arrivé au bord de la Marne que je franchis, encore une cinquantaine de kilomètres, sans arrêt cette fois, et je serai rentré, la nuit tombée !

Merci à l'association TFBCO qui m'a autorisé à publier la carte qui figure sur son site. Il faut y faire une petite visite.
Voici par ailleurs quelques informations supplémentaires que m'a apportées le responsable de ce site :

"La ligne est donc restaurée pour que la société des ateliers CFD Industrie puisse y apporter les locomotives de fret qu'ils remettent en état. Ils construisent aussi des locomotives "sur mesure" pour des besoins particuliers.
La ligne n'est donc pas agrée pour des transports de voyageurs pour l'instant, mais que pour le fret. D'ailleurs, les silos d'Artonges exporte des milliers de tonnes de grain par cette ligne, voilà la situation!
Il y a encore du boulot à faire auprès de rff pour avoir l'agrément!
Cordialement
B Fichet"