1959

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dimanche 27 janvier 2013

Première grande sortie de l'année

Tout seul, je ne serais sans doute pas sorti à vélo hier. Neige le matin, pluie en début d'après-midi. Et froid qui pique le bout du nez.
Mais quand Pascal m'a téléphoné qu'il y allait; je suis parti à sa rencontre. Le bonnet "YAUNE" s'imposait !

Et je ne l'ai pas regretté puisque j'ai parcouru 80 kilomètres dans le froid de l'hiver.





C'était l'occasion pour mon compère de tester son nouveau vélo : tout beau ! tout neuf ! Blanc comme neige, au début du moins.





Les routes étaient bien dégagées...







... enfin presque !






Pas de vélorail sur la ligne de chemin de fer ?
Et les truites du Grand Morin ont dû chausser leurs après-ski...
... et revêtir leurs caleçons molletonnés !
 Et j'en ai profité pour photographier quelques arbres (déjà vus ici)  dans le froid de l'hiver.

mardi 22 janvier 2013

Les ors de la République

Pas de vélo ce week-end, à cause de la neige bien sûr, mais aussi parce que nous avions prévu une visite du Sénat avant le traditionnel repas des rois de l'ACP samedi 19.
Après avoir laissé la voiture près de la place Denfert Rochereau, nous avons décidé de marcher vers le jardin du Luxembourg.
"Moi, je suis venu à pied,
Doucement sans me presser,
J'ai marché, à pied, à pied..."


Près de la Closerie des Lilas, nous avons aperçu la statue du Maréchal Ney...ge, le bien nommé.
C'est l'occasion pour moi de photographier quelques bâtiments parisiens.
Mais de quoi s'agit-il ? Mystère... je ne me rappelle plus !
Le jardin du Luxembourg étant fermé...
... c'est à  travers de larges grilles (mais ici pas de gorille...) que je le photographie : comme ceci...
...et comme cela. Mais il doit y avoir des centaines de clichés du même type sur le net depuis deux jours.

Actuellement, une exposition très intéressante, surtout pour un vieux lecteur du canard enchainé comme moi, est accrochée sur les grilles du Jardin du Luxembourg.
J'y consacrerai sans doute un petit billet dans les jours à venir.




Car aujourd'hui, c'est le sénat qui m'intéresse...
Au 15, rue de Vaugirard, le drapeau tricolore flotte au vent.
Et après, les contrôles de sécurité d'usage, nous voilà à l'intérieur d'un des plus beaux palais de la République .
Ce palais fut construit au début du XVIIème siècle sur ordre de Marie de Médicis, la mère de Louis XIII. Elle voulait une demeure qui lui rappelât son Italie natale. Et c'est ainsi que se dresse au coeur du Paris d'aujourd'hui un bâtiment de style Renaissance.
Il fut agrandi à plusieurs reprises pour accueillir des élus du peuple.


Pour notre entrée dans le bâtiment, notre guide, nous présenta cette statue représentant la Pudeur.










La tradition veut que chaque nouvel élu caresse une fesse de cette statue.
La fesse gauche, pour les élus de gauche ; la fesse droite, pour les élus de droite. La fesse droite est plus lisse que celle de gauche...
Quant aux élus du centre, je n'ose imaginer...



La première salle que nous visitons est la salle du livre d'or. Richement décorée, cette salle est magnifique. Cela donnerait presque le torticolis car il faut sans cesse lever la tête pour admirer les oeuvres qui toutes racontent une histoire.
Je ne me rappelle pas tout, hein ! mais c'est joli, non ?
C'est mignon...
On notera quand même l'absence de vélos...
Marie de Médicis ici représentée n'était pas, parait-il, une très belle femme. Vue ainsi, en effet...
Ensuite, nous sommes allés dans l'hémicycle. Lieu de travail des sénateurs.
Les sièges sont confortables. Pour ma part, je me suis assis à la place jadis occupée par Victor Hugo ( je ne savais pas qu'il avait été sénateur) et Clemenceau.
Une verrière apporte à cette grande salle un peu de lumière naturelle.
Le président de séance qui domine l'assemblée dispose d'une cloche qui lui permet de rappeler à l'ordre les sénateurs dissipés.
Elle aurait toute sa place dans un vélodrome pour annoncer le dernier tour de piste !
La visite se poursuit, et va se terminer par un long passage dans la salle de conférences, elle aussi richement décorée !
Décorée sur ordre de Napoléon III, qui y installa le Sénat au palais du Luxembourg, celui-ci voulait installer son pouvoir dans la continuité des dynasties royales : des Mérovingiens aux Bourbons.
Ainsi, se faisant face dans cette salle de 57 mètres de long, deux fresques résument l'histoire de France d'Attila à Louis XIV. Le roi décapité n'y figure apparemment pas : va savoir pourquoi ?
Le trône de Napoléon y occupe une place centrale.
La grande cheminée ne suffirait certainement pas à chauffer le logis : 10,60 m de large et 11 m de hauteur ! Il en faudrait du bois !
Un vitrine présente un exemplaire original de la Constitution de 1958 : nous sommes en République quand même !
Et toujours ce torticolis qui menace....
Mais n'est-elle pas somptueuse cette représentation de la justice ?
Vaste salle des pas perdus, elle permet aux sénateurs et à leurs visiteurs de se reposer dans de moelleux fauteuils ou de confortables canapés.
Il peuvent également consulter la presse.



Mais ce n'est pas une vulgaire bibliothèque de quartier...









Si l'on ajoute que l'on trouve au Palais du Luxembourg un bureau de Postes : pour le télégraphe, je pense que c'est fini, même le sénateurs les plus âgés ne les utilisent plus... Un salon de coiffure, un restaurant (le repas était délicieux, merci !), on peut considérer que le Sénat est une vraie petite ville.


Le long corridor qui mène à l'hémicycle est ornée des statues des sénateurs les plus illustres : de Clemenceau à Lamartine, de Gambetta à Waldeck Rousseau... et tant d'autres.
La République est bonne fille qui prend soin de ses élus. La réciproque n'est pas toujours vraie... Que ne s'inspirent-ils pas plus souvent de cette statue : LE SILENCE !