1959

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vendredi 30 novembre 2012

Encore un nouveau vélo !

Oui, je sais, je ne devrais pas... mais quand une occasion se présente, je ne sais pas résister...
Voici quelques semaines, Laurence m'avait parlé du vélo du boucher, le dernier de notre ville, qui nous fournit une viande succulente. Quand mardi, elle lui a dit que je passerais voir la machine, il lui a répondu qu'il n'y avait pas de problème et que je pourrais même le lui acheter. Alors, mercredi matin, c'est moi qui suis allé à la boucherie et j'en suis ressorti avec ce beau vélo rouge.
Et je suis le nouveau propriétaire d'une magnifique machine des années 1970: comme je les aime ! 
TOUT CAMPAGNOLO !
Freins, dérailleurs et même le jeu de direction...
Si ce vélo n'a pas de marque (sans doute a-t-il été repeint ?), il a été vendu à mon voisin par un ex-coureur professionnel originaire de Reims : Henri Heintz qui courut dans les pelotons pro de 1968 à 1971. Quatre années à côtoyer Poulidor, Gimondi, Anquetil et même EDDY MERCKX !
Seuls le cintre (de marque Juba) et la potence de marque Juanéda) ne sont pas des équipements Campa.
Pour le reste, il ressemble beaucoup aux vélos sur lesquels je roulais dans les années 1980. Ah ! le changement de vitesse au cadre !
J'ai même retrouvé le confort des boyaux !
Et oui car mercredi après-midi, je suis allé l'essayer sur les routes de Brie en compagnie de l'ami Pascal.
J'ai même revêtu ma tenue rouge pour me faire photographier à la sortie de Marchais...
Pascal quant à lui, semble perplexe devant le poids de ma nouvelle machine : léger, non ?
Ce test d'une soixantaine de kilomètres a été concluant pour un vélo qui n'a pas roulé depuis 25 ans (les boyaux ont résisté à tant d'années de repos forcé !). Je pense que j'utiliserai souvent cette monture.
Pas question donc d'acheter un beau vélo tout carbone, très cher. En réalité, je viens de faire des économies...

dimanche 25 novembre 2012

Week-end cycliste !

Hier, nous avons donc fait une promenade en tandem : 53 kilomètres dans la grisaille du mois de novembre.
Ne le voit-on pas de loin, sur le plateau de Brie, le clocher de Saint Hilliers ?
Pourtant, de près, il paye pas de mine : une charpente recouverte d'ardoises et le tour est joué. Mais ce clocher est, comme presque tous ses "collègues", composé d'une tour et d'un couronnement.

Dans le gris des nuages, le coq domine le paysage et nous indique la direction du vent. Car les coqs de clocher sont aussi des girouettes !



Ce dimanche matin ma passion cycliste m'a conduit à Puiseaux pour l'édition 2012 de la fameuse foire aux vélos de la petite ville du Loiret.
Je m'y suis rendu plus tôt que les années précédentes et malgré tout, il y avait toujours autant de monde.
C'est un peu difficile de chercher et de trouver ce que l'on cherche (en ce qui me concerne, il s'agissait de livres ou de vieilles revues cyclistes...) au milieu de la  foule qui se presse dans des allées trop étroites.
Je n'ai donc pas ramené grand chose contrairement à l'an passé.
Je me suis quand même offert ce beau livre : je sens que je vais apprécier.
J'ai également trouvé une douzaine de numéros de la revue Match l'Intran des années 1927, 28 & 32.
Je ne m'étais jamais vraiment intéressé au "plus grand hebdomadaire sportif", ancêtre de Paris match, qui parut de 1926 à 1938. Mais les premiers numéros que je viens d'acquérir m'ont vraiment conquis et je commence une nouvelle collection : les numéros de Match l'Intran qui relatent les Tours de France 1927 à 1938.
Le format est géant : environ 45  sur 30 cm, les photos sont magnifiques ! Quand j'aurai dit que Pellos y dessina à partir de 1931, on comprendra mon intérêt nouveau pour ce beau magazine.
J'en reparlerai sur ce blog...
Je suis rentré tôt de mon escapade bibliophilo-cyclo-maniaque, et le temps étant fort agréable, je suis parti faire une petite sortie de vélo.
Direction la vallée du Grand Morin avec un premier arrêt à Jouy sur Morin où je photographie le clocher sous le ciel bleu.
Ici, la tour est en pierre et le couronnement est une flèche octogonale couverte d'ardoises.

Le coq de Jouy sur Morin prend le soleil et regarde vers l'est.






Continuant mon inventaire des clochers, je repasse par Saint Siméon dont j'ai déjà montré ici l'église monumentale qui domine la vallée du Grand Morin.
La tour en pierre, plus fine que celle de Jouy, supporte également une flèche octogonale.







Non, ce n'est pas la Tour de Pise, c'est le photographe qui penche...


















Quant au coq, il domine ici aussi la croix de fer.





Roulant sur la rive gauche de la vallée du Grand Morin, je surplombe légèrement le village de Chauffry où aucun clocher ne semble exister : je vérifierai en rentrant.
Continuant mon chemin par cette jolie petite route (en sens interdit depuis peu...), ce panneau me distrait un instant, et me fait rire beaucoup.
Il y avait déjà des non-voyants, des personnes de petite taille, des malentendants : BIENVENUE AUX APPRENANTS.
Généreusement, j'apporte ma pierre à l'édifice sémantique : N'appelons plus un con, un con, nommons-le "mal-comprenant", voire, si c'est vraiment très grave "non-comprenant" (j'en connais...).
Mais c'est pas tout ça, il me faut reprendre la pédale, la nuit arrive tôt de nos jours !
A Boissy le Chatel, c'est une girouette qui attire mon attention, avant même l'église.
Pourtant, le coq y est brillant !...
...Même si le clocher est modeste.

Redescendant dans la vallée, j'admire la nouvelle fresque qui orne le mur de la Galleria Continua : je préférais l'ancienne.
A Chauffry, je trouve un petit clocher près d'une église de style SAM'SUFFIT. Le genre : "Jésus est mon voisin !"
Ce serait sympa un voisin qui multiplie les pains et qui transforme l'eau en vin, non ? Le genre de type qui grillerais les merguez sans barbecue... (Si je savais dessiner, comme l'ami Heffe (Il faut aller voir son blog.) par exemple, je crois qu'il y aurait quelque chose à creuser sur cette idée : Jésus est mon voisin...)
Il lui viendrait peut-être même à l'idée d'ouvrir une boulangerie-bistrot comme il y en avait tant en Bretagne autrefois : il en reste encore, j'espère.
L'an passé, lors de notre traversée de la Bretagne sous la pluie, nous avions fait halte dans un village qui comptait un de ces établissements et nous y avions fort bien petit-déjeuné.
 Il y avait même dans ce village un bar-boucherie, c'est dire s'il fait soif en Bretagne. Quelqu'un qui transformerait l'eau en vin y serait le bienvenu !
Quelques kilomètres plus loin, l'édifice religieux est moins modeste. 

La tour de pierre est couronnée ici aussi d'ardoises... 













...et le coq est bien dodu.





A Rebais, chef-lieu de canton, l'église est des plus modestes : simple, épurée, dans un cul-de-sac qui plus est...

Le clocher pourrait faire penser, de loin, aux clochers peignes d'Auvergne. Mais un peigne qui aurait perdu des dents...




Même pour leur coq, ils ne se sont pas foulés les Resbasciens !






Heureusement, on trouve ce coq dans le petit bourg briard ! Un coq gaulois qui trône sur le monument aux morts.
Et puis encore un autre (un véritable festival du coq !)...
La girouette, sur ce portail de style "néo-kitschou", est magnifique !
Comme quoi il ne faut pas se fier à sa première impression.
Pour terminer, je suis passé à La Trétoire où l'on trouve une petite église qui peut paraitre anachronique dans la région.

La tour en pierre de meulière (?) est surmontée d'un toit en pavillon recouvert de tuile, la pente permettant l'utilisation de ce type de couverture.



Le coq, lui, est des plus rustiques...








Pour finir, je me dois de respecter une tradition : l'érotisme faisant encore une percée remarquée sur les panneaux d'affichage de nos campagnes reculées.
Pour 11€, on n'a plus rien mais je crois que c'est trop tard ! 

samedi 24 novembre 2012

Coqs et clochers de nos villages (Première partie)

Depuis le temps que je publie des photos de mes promenades à vélo sur ce blog (et sur le précédent)
, j'ai présenté quantité d'églises, petites et grandes, belles et moins belles, humbles ou arrogantes...
En effet, quel village de France n'a pas son église  (  nous sommes passés cet après-midi, lors de notre petite promenade en tandem à Rupéreux et je crois bien que c'est le seul village du coin à ne pas en avoir...), héritage d'un passé chrétien, plus vraiment très vivace si j'en juge par le délabrement de certains de ces édifices sacrés.
Pourtant, dès qu'il est question de vendre une église, une modeste chapelle, même la plus moche, la plus abîmée, c'est la polémique, le grand sujet des journaux télévisés !
Village de Bassevelle (77) en 2009.
Mais avant l'église elle-même, c'est le clocher qui attire le regard du voyageur, cycliste ou autre.
Village de Sourdun (77) en octobre 2012
La vigie du village, c'est le clocher ! On le voit de loin généralement. Il fut un temps où il aurait sans doute pu être élu : "Le clocher, président "
Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans... Certains eurent même la faiblesse d'y croire...
Il symbolise une certaine idée de la France, pas forcément moderne mais rassurante, calme : la France... tranquille. 
Alors, quand j'ai trouvé ce livre sur un marché de Normandie, j'ai décidé de photographier les clochers. Et ce petit ouvrage me servira à ordonner mes pérégrinations  même si je n'ai pas l'intention de donner un cours ici (Ce n'est pas mon boulot...)
Clocher de Saint Siméon (77)
Depuis deux mois et demi, je scrute l'horizon, j'essaie de deviner comment a été construit la tour qui domine le village et j'ai découvert une multitude de formes, d'emplacements.
Basse-cour briarde, 2009
Lorsque, un dimanche soir de septembre, dans l'émission de France Inter "Les petits bateaux", j'ai entendu la question d'une petite fille :
"Pourquoi le  coq est-il le symbole de la France ?"
j'ai tendu l'oreille, sans plus, mais quand l'historien qui répondait à la question a évoqué les coqs de nos clochers, j'avais la deuxième partie de cette série de messages :
COQS ET CLOCHERS DE NOS VILLAGES.

N'est-il pas beau le coq de Hondevilliers (77) ?
Alors je me suis également mis à photographier les coqs. Et si les clochers, on les voit de loin, on les admire parfois, on attache peu d'importance au coq qui le domine ! Pourtant, s'il lui arrive quelque chose à notre cher coq, c'est la révolution dans le village !
L'église de Cerneux (77) n'a ni clocher, ni coq : et personne ne s'en plaint ?
Alors pendant quelques semaines, je vous invite à me suivre à la rencontre des coqs et des clochers de nos églises de Brie et de Champagne (d'ailleurs aussi car je pense en trouver quelques-uns dans ma "photothèque"...).
Mais déjà chacun peut regarder son clocher et le petit coq qui le surplombe et peut-être découvrir un petit bijou d'oeuvre d'art, qui sait ?