1959

1959

samedi 30 juin 2012

Soixante-dix-septième sortie 2012

Dernier jour du mois de juin, et mon bilan cycliste mensuel est assez médiocre : 901 kilomètres parcourus depuis le 1er pour un peu plus de 5300 kilomètres depuis le 1er janvier, soit 3000 kilomètres de moins que l'an passé (pour un nombre équivalent de sorties : cherchez l'erreur...). Mais tout cela n'est pas grave car le beau temps revient !
Ainsi cet après-midi, j'ai parcouru  près de 100 kilomètres dans la Marne sous le soleil !
En faisant beaucoup de "ZIGs" et quelques "ZAGs", j'ai réussi à passer sur des routes que je n'emprunte pas souvent.
Ce qui m'a permis de prendre quelques clichés originaux comme cette ferme bâtie autour d'une ancienne commanderie de templiers. Il y en a quelques unes dans la région.
Le village de Tréfols, vu sous cet angle, pourrait servir d'affiche électorale pour une France tranquille comme on n'en fait plus...
Ce petit château, quant à lui, semble également bien accueillant sous le soleil de Champagne !
Le noyer de la Grande Renoue.
C'était donc une belle journée pour photographier (ou "re-photographier"...) des arbres.
En effet, j'avais déjà dans la boîte l'arbre de la mare des Rouillis, 




depuis février 2009...
















J'ai eu la curiosité, aujourd'hui de faire un gros plan des racines.
Le changement de saison par rapport à la première photo m'a permis de "voir"...
...ce petit châtaignier au second plan.
Quelques kilomètres plus loin, près du Recoude, on peut se demander ce que fait cet arbre solitaire au milieu des blés ?
Rentrant par la route qui serpente le long du Grand Morin, j'ai eu le plaisir de rencontrer mon compère cycliste Pascal en tenue de...
...pêcheur, bien sûr. 
Mais il m'a promis de ressortir le vélo pour préparer le prochain Levallois - Honfleur au mois de septembre !

Les belles photos du Tour de France (9)

1982 : L'échappée bretonne de Régis Clère
Le champion de France 1982 est le Champenois Régis Clère et pour faire honneur à son beau maillot Bleu-Blanc-Rouge, il se lance dans une échappée lors de la huitième étape Concarneau-Chateaulin. Dans la pluie et le vent breton, il resta devant près de 200 kilomètres comptant jusqu'à 20 minutes d'avance sur le peloton. Hélas, à l'entrée du circuit de l'Aulne à Chateaulin, il fut ralenti par un bris de rayon et ne gagna pas l'étape. Il se rattrapa en remportant une étape en 1983 et deux en 1987.
Palmarès très honnête pour un coureur qui avait la réputation de préférer sa terre du Plateau de Langres à son activité cycliste. En effet, Régis Clère faisait partie de ces coureurs-paysans qui peuplaient les pelotons cyclistes aux côtés des coureurs-ouvriers.
Sa carrière terminée, Régis Clère retourna à sa terre natale pour reprendre l'exploitation familiale.
Il est mort le 9 juin 2012 à l'âge de 55 ans.
Photo parue dans le Miroir du Tour 1982.

vendredi 29 juin 2012

Les belles photos du Tour de France (8)

1975 : La première arrivée sur les Champs Elysées
Sur une idée originale d'Yves Mourousi, grand journaliste télévisuel de l'époque, le Tour de France arrivait pour la première fois sur les Champs en 1975.
Idée sympathique qui permit au Président de la République...
... Giscard d'Estaing de remettre le dernier maillot jaune de ce Tour à un Français : Bernard Thévenet.
Photo extraite du Miroir du Tour 1975, N° 205 du Miroir du Cyclisme.

jeudi 28 juin 2012

Le Tour de France 2012 à Epernay

Y aurait-il un gentil lecteur de ce message qui pourrait me fournir deux invitations pour le village départ à Epernay le vendredi 6 juillet ?
D'avance merci, merci, merci...
Car en effet, le 99ème Tour de France s'élance de Liège après-demain pour un périple un peu bizarre...
Tour de France, peut-être ? Tour de la France, certainement pas. Il faut être géographe pour lire cette carte ! 
Mais après tout, pourquoi pas, du moment qu'il y ait une belle course...
Pourtant je ne peux m'empêcher de penser au gamin qui aura 50 ans en 2062 et qui voudra refaire le Tour de son année de naissance. J'ai envie de lui conseiller de faire les "transitions" sur son vélo pour arriver à faire un kilomètrage digne des Tours d'antan.
Traditionnellement, le Tour de France partait de Paris et revenait à Paris, sauf en 1926 où il partit d'Evian (allez savoir pourquoi...).
A partir de 1951, les organisateurs choisirent de donner le départ en province.
Le départ fut donné à Metz cette année-là. Ce qui donna l'occasion aux champions bretons Robic et Bobet de poser auprès d'enfants en costumes lorrains.
Pourtant, dès le quatrième jour le Tour faisait étape à Paris. 
Et depuis, la tradition est de donner le départ en province ou...
... à l'étranger, comme en 1954 où  le Tour partit d'Amsterdam. 
En plus, quand la carte est illustrée par Pellos, ça vaut le coup de zoomer.
En ce qui me concerne, j'ai parcouru, à quelques variantes près, ce parcours du Tour 1959 et cela reste ma plus belle aventure de vélo à ce jour... mais déjà , le tracé de ce 46ème Tour de France snobait la Bretagne et...
...ignorait la Méditerranée ! Pellos le remarqua lui aussi.

Les belles photos du Tour de France (7)

1959 : montée du Tourmalet
Encore une photo de montagne et la première photo de "mon" Tour 1959...
L'Italien Favero, à l'agonie, se fait rattraper par  deux grimpeurs ailés dans la montée vers le Tourmalet. On peut noter le sourire ironique de Federico Bahamontès tandis que Charly Gaul semble bien appliqué dans la roue de l'Espagnol.
Cette photo parut dans la revue Sport et Vie après le Tour 1959.

mercredi 27 juin 2012

Les belles photos du Tour de France (6)

1949 : seizième étape Cannes - Briançon
Les deux champions italiens Coppi et Bartali s'apprêtent à dynamiter la course dans les Alpes. Pourtant un coureur suisse, Ferdi Kubler va tenter crânement sa chance, attaquant en montée et en descente. 
Cette photo parue en une du supplément à la revue But et Club de juin 1950 qui présentait le Tour 1950. Paradoxalement, ce Tour 1950 eut pour vainqueur... Ferdi Kubler. Ce fut en somme Kubler qui pleure et ferdi qui rit !



Voici la photo originale telle qu'elle parut dans le numéro 192 du mercredi 20 juillet de But et Club.









Le photographe du Miroir Sprint, magazine concurrent de But et Club, dut se contenter de ce cliché beaucoup moins émouvant que le précédent.


Le reportage de But et Club fut d'ailleurs bien plus complet sur les mésaventures de Kubler.




A l'aise, en montée...


















...le coureur helvète crevait une première et dut réparer tout seul. C'est à cette occasion qu'il brandit sa pompe mais le "Fou ardent", tel qu'il est surnommé dans la revue, n'était pas au bout de ses peines puisqu'il...


...crevait une autre fois !






Et malgré l'aide de ses mécanos cette fois, il dut laisser partir les deux Italiens.
Il termina à plus d'un quart d'heure de Bartali à Briançon.

mardi 26 juin 2012

Les belles photos du Tour de France (5)


1993 : 8ème étape, Châlon/Marne - Verdun

Revêtu du maillot de champion des USA, un néo-pro américain, d'à peine 21 ans et plus jeune engagé du Tour, répond au démarrage de Claudio Chiappucci dans la montée sur l'ossuaire de Douaumont et bat au sprint Alcala (à gauche), Pensec et Arnould (à droite).
Cette photo est parue dans le numéro 469 du Miroir du cyclisme de juillet 1993 qui fut le dernier numéro des célèbres "Miroir du Tour", ma revue préférée cessant de paraître en 1994, sniffff...

lundi 25 juin 2012

Les belles photos du Tour de France (4)

1929, première étape Paris - Caen
Marcel Bidot, à gauche est échappé avec le Belge Dossche. Déolet, encore un Belge, en troisième position, vient de rejoindre les fugitifs.
Au sprint, à Caen, Dossche l'emportera devant son compatriote, le malheureux Champenois terminant troisième.
Cette photo fit la une du Miroir des Sports, le plus fort tirage des hebdomadaires sportifs, du mardi 2 juillet 1929.

dimanche 24 juin 2012

Soixante-treizième sortie : Un dimanche sous la pluie !

Bon, j'exagère... il ne pleuvait pas quand nous sommes partis. Les blés ont même commencé à blondir : c'est l'été ?
Mais après 20 kilomètres, une petite pluie s'est mise à tomber, pas forte, pas franchement désagréable mais quand même... Y'EN A MARRE !
Arrivés à Nangis, nous avons décidé de nous arrêter sous la halle pour y prendre notre petit casse-croûte. Nous sommes partis dans cette direction pour être sûr de rentrer vent dans le dos car en plus, il y avait du... VENT !
La halle de Nangis où je ne m'étais encore jamais arrêté, présente des motifs en roue de vélo...
...et des luminaires de style "Hérisson".
Nangis présente d'ailleurs d'autres curiosités.
Une ancienne boucherie chevaline ?
Il semblerait même que l'on puisse s'y faire "onguler"...
Mais le sport reprend ses droits car après notre arrêt Buffet, des coureurs cyclistes nous rattrapent...
Laurence n'essaiera même pas de prendre la roue des échappés...
Quand le peloton arrivera, nous...
... le laisserons passer.
Mais cette course avec son podium en pleine forêt, loin de tout village, sans les flonflons de l'accordéon, sans les commentaires d'un speaker "officiel" (qui écorche à chaque phrase la langue française mais qui connaît chaque coureur et qui adore le vélo) , sans la fête au village, que c'était triste... 
Tout cela ne me rappelle pas le cyclisme que j'aimais. 
Bientôt, il n'y aura sans doute plus que quelques rares circuits autorisés où les "coursiers" viendront batailler entre eux alors que le vélo était si beau par la diversité de ses circuits, de ses courses qui allaient au contact des gens. 
Un dimanche, tu pouvais courir sur un tourniquet de 2 kilomètres en ville à parcourir 45 fois : j'adorais ce genre de course. Le suivant, tu te retrouvais sur un circuit de 5 kilomètres avec le "Galibier" local (une bosse de 1,5km) à parcourir 20 fois : j'aimais moins...
Mais non, je ne suis pas encore complètement un vieux c.. (?)
Puis nous avons retrouvé les calmes routes de la Brie aux paysages emplis de poésie.







Pardon, la poésie, c'est ici...













Et ici aussi...
Eléments caractéristiques de nos paysages de Seine et Marne, les grandes fermes briardes sont des points qui attirent l'oeil au milieu des plaines à blé.
Certaines peuvent même se nicher aux confins d'un bois ou d'une forêt.
N'ayant pas réussi à faire décoller mon vélo volant, je suis allé rechercher une vieille photo des Editions Lapie, Documentation Aérienne Pédagogique pour avoir une vue plus complète d'une de ces riches demeures. Voici le texte écrit au dos du cliché (à recopier à l'encre violette...) :
"Une ferme briarde
Vue prise en 1957
La Brie est un pays de châteaux, de grandes fermes aux bâtiments imposants, de villages aux maisons serrées des manouvriers et des petits propriétaires. Sur le plateau, la grande ferme constitue un élément typique du paysage.
Elle s'isole très fréquemment et elle brise de plus en plus le cadre traditionnel de ses bâtiments carrés, auxquels elle adjoint des constructions hétéroclytes (sic)  : remises à matériel, hangars à céréales et à fourrages, logements d'ouvriers."
Mais j'arrête, l'instit' qui sommeille en moi (parfois très profondément, il m'arrive même de l'entendre ronfler...) a terminé sa leçon de géographie !
Car il nous faut rentrer avant... la pluie qui a cessé momentanément. Je peux ainsi repérer cette mairie aux drapeaux tout neufs mais dont la devise républicaine s'écaille : la fraternité a quasiment disparu ! Pauvre France... pourquoi ne pas nommer un Ministre des Peintres de la devise républicaine ?
Par contre, la mairie de Villeneuve les Bordes exhibe sur son fronton une "pendule" bien originale :
C'est un baromètre !
Variable, variable, c'est vite dit...
... car cette randonnée s'est terminée sous le signe de l'eau et nous sommes rentrés mouillés, rincés, bon à essorer !