1959

1959

dimanche 31 juillet 2011

Retour à mon Tour de France 1959 (27)...

Vendredi 31 juillet 2009

Vingt-cinquième étape, Aoste Chamonix, 116 km: l'étape suisse (à prononcer avec l'accent...)

Encore une belle étape de montagne !J'ai quitté Aoste tranquillement, j'avais un plan de la ville. Et tout de suite, je suis entré dans le vif du sujet: une bonne grimpette de 33 km pour aller vers le col du Grand Saint Bernard et la Suisse (N'oubliez pas l'accent...). La moitié de ce col est très roulant et encombrée de voitures et de camions. Mais s'il n'y a pas de piste cyclable, une petite bande permet de bien rouler sans trop de risque. Mais il fait déjà chaud et... soif !Et puis les voitures et les camions sont invités à continuer par le tunnel pour gagner la Suisse !Et je découvre un nouveau col formidable et pentu.C'est un pays qui ressemble à l'Italie, non ?On n'en voit pas la fin...
Mais il faut prendre le temps de déguster, d'admirer...
On passe sous ces cailloux, quelle idée ?
Je suis venu de là-bas, où je croyais que c'était terminé, mais non, ça continue !
Et au sommet un lac entre l'Italie et...
... la Suisse!









Le nain prend la photo cette fois-ci !
C'est la différence avec le Petit saint Bernard, ici, il y a un vrai Saint Bernard !
En 2009, pas de contrôle non plus: j'avais mon passeport pourtant. J'aurais pu gagner au moins 100 grammes, zut, alors !
Et je fonce dans le Valais qui accueillit, paraît-il, l'autre Tour de France la semaine dernière. Sympas, les Suisses ont laissé les décorations pour moi. Cela m'a vraiment fait plaisir, merci amis helvètes !
Mais après Martigny, je quitte la vallée, qui devient un peu plus loin la vallée du Rhône, pour grimper à travers le vignoble (Oui, oui, il y a du vin suisse) puis la forêt vers le col de la Forclaz.
Et là, après le virage du Scex (Trop tentante, la photo: il n'y a pas que le Scex dans la vie, il y a aussi le Coca Cola !), je suis resté planté, scotché à la route, liquéfié, minable... J'en passe et des meilleurs. UN COL PAS DUR, pourtant. La route est large, pas l'impression d'un fort pourcentage mais, je n'avance pas. Alors je prends mon mal en patience et je mouline, et je sue, et je m'essuie avec ma petite serviette éponge car la sueur coule dans les yeux et ça pique et j'avance toujours aussi lentement dans la chaleur de cet après-midi de juillet: Mais qu'est-ce que je fais là, en Suisse en train de grimper un col à la noix alors que je pourrais être à la terrasse d'un café, au bord de la mer à boire une bière bien fraîche en regardant passer les filles, en tout bien tout honneur bien sûr, y'a pas que le Scex dans la vie. Mais non, je pédale comme un automate...
... jusqu'à cette caravane à 5 Km du sommet (j'ai déjà galéré pendant 9 km...). Ils "fabriquent" des abricots en Suisse ! J'avais remarqué ces petites boutiques dans la vallée, mais je roulais, je fonçais ! Ici, je m'arrête et la vendeuse accepte les € ! Alors, pause ABRICOT... délicieux... j'en avale ... beaucoup, je me repose ...
... et je repars un peu plus vaillant, pas conquérant, non, n'exagérons pas mais mieux.
Et j'arrive au sommet pour me faire photographier par un gentil randonneur. Excusez la coiffure, dès mon retour à LFG, je prends rendez-vous chez Cathy coiffure (publicité gratuite...)
Carte postale...
Et un tunnel... pour expliquer que je suis un peu claustrophobe, alors dans ces petits tunnels, je ne suis pas très rassuré? Heureusement, j'ai un feu rouge à l'arrière du porte-bagages et il a été souvent allumé.
A l'eau...
Et voilà le Mont Blanc quelque part dans les nuages. Je comprends pourquoi on l'appelle ainsi, il n'aurait pas pu s'appeler le Mont Vert ou le Mont Jaune. Mont Blanc, ça lui va bien. D'ailleurs tout ce qui existe autour s'appelle Mont Blanc: Chamonix Mont Blanc, Saint Gervais Mont Blanc, les hôtels, les campings, il y a même une course cycliste qui s'appelle La Megève Mont Blanc. Alors j'ai pensé, oui sur le vélo, j'ai le temps de penser: Si on avait choisi de nommer ces montagnes avec une lettre (Mont A, Mont B...) et que cette plus haute montagne, le Mont Blanc, c'était, par malchance, appelé Mont Q:
"J'ai une villa à Chamonix Mont Q."
J'ai fini 2ème à la megève Mont Q !"

Je pense des fois... seul sur mon vélo et je ricane tout seul, voilà...

Chamonix en 1959
Et en 2009.

Quatre-vingt-deuxième sortie

56 Km 02H55'00'' 19.20 km/h
Météo  vent  Difficulté 
Heure de départ : 14:15:00
Itinéraire : LFG - Lescherolles - Sancy lès Provins - Villiers St Georges - Rupéreux - Courchamp - St Hilliers - Forêt de Jouy - Beton Bazoches - Leudon en Brie - St Mars - LFG 

Nous quittons la Ferté par la coulée verte et nous constatons que le vélorail a toujours autant de succès :  Mais c'est une sortie tellement agréable que ce n'est pas étonnant.
Et je continue ma collection de panneaux dans la région de Rupéreux. (Je vais quand même vérifier que je ne les ai pas déjà dans ma collec'...)


Quel dommage qu'ils ne soient pas entretenus !
Et je ne résiste pas à prendre en photo ce beau jardin ! Quel plaisir de retrouver le soleil, si j'étais passé ici voici quelques jours, pas sûr que je l'aurais remarqué...

Ce fut la dernière de mes sorties de ce mois de juillet, Heureusement que j'ai fait  le PBP Audax sinon ma moisson de kilomètres eut été bien maigre... D'un autre côté, si je n'avais pas fait ce PBP, sans doute ne me serais-je pas blessé, mais aurais-je beaucoup roulé avec cette météo pourrie : That is  the question ?
En tout cas à partir de maintenant, VIVE LE MOIS d'AOÛT 2011 ! Avec tout d'abord un petit voyage de 5 jours à travers la Bretagne à partir de samedi prochain.



Et Laurence s'est équipée en prévision des chaudes journées bretonnes qui nous attendent  en faisant l'acquisition de sandales cyclistes ! 
Et oui, ces chaussures sont équipées de cales pour les pédales automatiques Shimano : astucieux les Japonais !








Et puis bien sûr, dans trois semaines, il y a le Paris-Brest-Paris Randonneurs. 
J'ai hâte d'y être ! Durant le mois d'août, je vais essayer de publier quelques messages à propos des PBP d'antan : affaire à suivre...


samedi 30 juillet 2011

Retour à mon Tour de France 1959 (26)...

Jeudi 30 juillet 2009

Vingt-quatrième étape, Lanslebourg Aoste, 16O km: Ma grande étape alpestre

C'est avec deux jours de retard que je publie le récit de cette grande étape de montagne que je redoutais un peu.J'avais prévu de partir tôt et le personnel de l'auberge de jeunesse de Lanslebourg a eu la gentillesse de me préparer le petit déjeuner la veille, alors je déjeune seul face à cet équipement de montagnard, en espérant ne pas avoir besoin d'un tel attirail pour mes deux ascensions du jour ! Et je peux prendre la route dès 6h45. 
Un dernier regard sur la vallée du Val Cenis et je commence par une mise en jambe rude de 4 km (pas prévus, sale bête !), avec la montée d'un petit col de la Madeleine (rien à voir avec le grand, une simple homonymie, mais au saut du lit, ça fait mal aux jambes)
Et puis le relief devient plus doux, je suis la vallée de l'Arc où je peux admirer ce chalet perdu dans la montagne.
Et j'arrive à Bonneval sur Arc, petit village au bout de la vallée, et c'est là, comme en 1959...

... que débute l'ascension vers le col de l'Iseran !
Une montée difficile, longue (plus de 14 km), de forts pourcentages mais c'est un vrai bonheur de rouler vers ce sommet par cette petite route calme: peu de voitures, un seul cyclo sympa me double, super !
Pas de malpolis du dimanche matin, pas de gougnafiers du tout carbone, pas de bachi-bouzouk du "laissez-moi-passer"... oui, tous ces cyclistes qui vous doublent sans un petit bonjour, un petit signe ; qui vous croisent sans répondre à votre salut... Je reviendrai avec un beau vélo super-léger, un EDDY MERCKX, j'attacherai sur mon guidon un mégaphone et à chaque fois que je doublerai un de ces empaffés du "beau maillot Mapei", je lui crierai dans les oreilles:BONJOUR ! SALUT ! CA VA !... Il fallait que cela fut dit... et c'est aussi pour ça que je roule peu le dimanche matin !
L'Iseran, rien que pour ce calme, c'est un bonheur et en plus cette montagne me semble... naturelle.
Au sommet, il y a peu de monde, il est à peine 9H50, mais une motarde accepte de me prendre en photo: le nain de jardin continue son voyage... 277O mètres, c'est le toit de mon Tour de France!
En 1959, c'est ici que Louison Bobet avait mis pied à terre, abandonnant ce qui allait être son dernier Tour de France, les champions aiment les symboles, il aurait pu abandonner avant.
Et il me fallait descendre là-bas, à Val d'Isère.
Descente rapide et sous un magnifique soleil contrairement à 1959.
Je fonce à toute berzingue...

Pas le temps comme Thomas Pips et ses amis de m'occuper des jolies cyclottes! Je FONCE, ça descend encore et toujours... Plus de 30km de descente, car après Val d'Isère ça continue !
Après le barrage de Tignes, encore et encore ! Pas le temps de regarder si le bonhomme est encore dessiné dessus, m'en fous, je l'ai déjà vu à la France miniature.
Et c'est à Séez, il ne faut pas abuser des bonnes choses, disait la baleine (comprenne qui pourra...), que je fais ma pause repas. Un simple casse-croûte, je ne suis pas entrer dans cette auberge savoyarde, juste une photo.
Je n'en ai pas vu en vrai. Non, non, il ne décore pas un rond-point mais la boutique d'un taxidermiste qui a aussi un musée.
Mais il me faut reprendre mon dur métier de grimpeur. Mon deuxième grand col de la journée.
Facile, je vous assure, 28 km d'ascension pour se rendre en Italie depuis Bourg Saint Maurice. Une pente douce, jamais supérieure à 6 %, une belle route: alors je grimpe doucement mais sûrement vers le pays d'Ercole Baldini qui gagna cette longue étape de s Alpes en 1959, sous la pluie.
Et voilà le travail, dernière borne !
Et en haut du col, juste avant la frontière, ce bar... Certains vont encore ricaner...
FORZA ITALIA !
Le nain de jardin d'Amélie Poulain n'est plus seul...
Et voilà la Thuile en Italie, mais pour moi, ce n'est pas la tuile: après le col du Petit Saint Berbnard et jusqu'à Aoste, il y a 55 km, oui 50+5 ! de descente... Alors, ça roule ma poule !
Et des châteaux en... Italie, il y en a plein au Val d'Aoste...

Et je ne les montre pas tous !
Et j'arrive enfin à Aoste avec beaucoup d'avance: Robert Chapatte n'a pas pu retransmettre mon étape à la TV...




Aoste est une jolie ville mais mon vélo a couché dehors ! Les pâtes n'étaient pas bonnes (Ah ! parlez-moi des pâtes du Luxembourg !) ! Beaucoup de conducteurs italiens sont des copies conformes de leur pire carricature... mais la Gelati était délicieuse !