1959

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mercredi 29 juin 2011

Soixante-quinzième sortie

76 Km 03H10'00'' 24.00 km/h   
Heure de départ : 17:00:00
Itinéraire : LFG Vieux Maisons - St Martin du B. - Montceaux lès Pr. - Saint Bon - Bouchy le Repos - Louan - Villegruis - Léchelle - Provins - St Hilliers - Beton Bazoches - Leudon - Chartronges - Feraubry - LFG
Après avoir bien nettoyé le vélo - et ce fut difficile tant il y avait du goudron partout !- et changé le pneu arrière que j'ai bien essayé de nettoyer, décaper, récurer... au white-spirit, je suis allé faire une petite sortie rapide (oui, certains ricaneront : 24 km/h, pas terrible comme rapidité...)

Et c'est un peu grâce à ce garçon ! Il m'a dépassé à la sortie de Villegruis, au sprint, mais n'oubliant pas de me saluer (un bon point). Le jeu est toujours le même depuis que le sport cycliste existe : rattraper le mec devant et essayer de le larguer, qui ne l'a pas fait ?
Et puis, après avoir tenté de rester dans sa roue, j'allais renoncer quand j'ai remarqué qu'il "piochait" seul face au vent, alors dans ma grande bonté je l'ai rattrapé et nous avons roulé, vite, jusqu'à Provins. 
Ah ! que cela fait du bien de discuter avec un gamin passionné de vélo... Et cela fait du bien aussi de s'offrir une belle partie de manivelles !
Surtout que le compte-à-rebours est lancé : dans 11 jours à la même heure, je serai sur la ligne de départ du Paris-Brest-Paris Audax à Montigny le Bretonneux !
Je vais chercher dans mes archives pour préparer une série de message à propos de cette épreuve qui m'occupera une bonne partie de l'été : affaire à suivre...

lundi 27 juin 2011

Soixante-quatorzième sortie : Retour au DER !

325 Km 14H30'00'' 22.41 km/h   
Lieu / parcours : Sortie N° 74
Heure de départ : 05:00:00
Commentaire : LFG - Lescherolles - Courgivaux - Escardes - Les Essarts le V. - La Forestière - Barbonne Fayel - Villevotte - Villenauve St Vistre - Anglure - Granges/A. - Plancy l'Abbaye - Ormes - Le Chêne - Ramerupt - Dommartin le Coq - Balignicourt - Chavanges - Outines - Gifaumont - TOUR DU LAC PAR LA VOIE VERTE - Giffaumont (Arrêt repas : 1h30) - Tour du Lac (Jusqu'à la presqu'île de Larzicourt) - Arrignies - Frignicourt - Huiron - Blacy - Drouilly - Songy - Faux Vésigneul - Dommartin Lettrée - Sommesous - Haussimont - Vassimont - Lenharrée - Normée - Morains - Aulnizeux - Bannes - Broussy le Grand - Reuves - Oyes - Soizy aux Bois - Villeneuve lès Ch. - Charleville - Le Gault - Morsains - Le Vézier - Meilleray - LFG 
 Départ au lever du jour pour cette longue journée de vélo. Ce n'est pas sans appréhension que je pars car je sais que si mon genou me fait souffrir aujourd'hui, je ne prendrai pas le départ du PBP Audax dans deux semaines. Je ne prends pas de médicament, ni anti-inflammatoires, ni pommade, je me contente d'envelopper mon genou droit dans une genouillère.
Je retrouve Pascal près de l'auberge du Chaperon rouge à Courgivaux à 5h50. Et nous voilà partis vers le Lac du Der par un itinéraire au sud de la Nationale 4. Des routes que nous connaissons bien pour les avoir bien souvent empruntées. C'est plat, désespérément plat, mais cela me convient parfaitement aujourd'hui.
Et à 11h00, nous retrouvons les paysages que nous aimons tant !
Aujourd'hui, c'est dimanche et il y a plus de monde que d'habitude : familles à vélo, jeunes en roller et même un triathlon,, tout cela a comme un air de vacances !
Nous faisons un tour complet du lac avant de revenir à Giffaumont pour une pause-déjeuner d'une heure et demie.
Nous repartons tout regaillardis, faisant encore trois-quarts de tour sur la piste cyclable.
Le retour, nous avons prévu de le faire par une route au nord de la Nationale 4 et peu après Vitry le François, entre Faux Vésigneul et Dommartin Lettrée, il nous arrive un "truc" qui ne nous était jamais arrivé :
La route a FONDU ! Nous roulons sur du goudron liquide... Sous l'effet de la canicule, bien sûr, mais également du poids des tracteurs chargés de grains qui apporte les récoltes aux coopératives, le revêtement de mauvaise qualité, s'est liquéfié. Nous sommes vraiment scotchés à la route ! Cela dure 8 kilomètres sur cette maudite Départementale 79...
Passant près d'un poulailler industriel, il y avait même des plumes sur la route : du goudron et des plumes, en d'autres circonstances, cela nous aurait fait rire pendant une heure au moins... Mais là, non, ça colle ! 
Le goudron s'accumule entre mes garde-boue et ma roue. Les gravillons crépitent sur le vélo de Pascal. Il faut nous arrêter fréquemment pour gratter avec un démonte-pneu ou un tournevis ce goudron répugnant qui souille nos machines !
Après Dommartin Lettrée, le martyr cesse, mais nos pneus sont encore collants.
Les vélos vont avoir besoin d'un bon nettoyage et je me demande même s'il ne vaudrait pas mieux changer les pneus mais je ne sais pas à qui envoyer la facture : au Conseil Général de la Marne ou au Crédit Agricole ? 
Heureusement, les cimetières de la Marne sont accueillants pour notre chasse à la canette...
[ D'ailleurs, j'aurais pu intituler ce message : "Va te faire caniculer..." mais c'est limite, je le sais. ]
Toujours est-il que la nuit tombant, je rentre à la maison, après 325 kilomètres et surtout sans douleur au genou (j'ai calculé que j'ai fait "tourner" chaque genou plus de 60 000fois par cette chaude journée : à quoi pense le cycliste de fond ?).

dimanche 26 juin 2011

Les Tours de Monsieur Pellos : 1950, les autres dessins de Pellos (12)

Dans le numéro de Miroir Sprint du 26 juillet 1950, Pellos "humanise" les montagnes après l'étape de Pau à Saint Gaudens.

Cela deviendra une marque des dessins de Pellos à propos des étapes de montagne : et non, la montagne n'est pas toujours belle !
Le 2 août, le dessinateur nous annonce la grande bataille des Alpes à venir.
On remarquera la présence de Bartali qui observe la mât de cocagne par delà les Alpes.
Le 4 août, Pellos nous montre le Tour comme un casino...
Les trois vainqueurs sont bien là : Kubler, Schotte et Bobet. Ils ne perdront pas leur mise jusqu'à Paris !
C'est le dernier dessin de Pellos à propos de ce Tour. Peut-être, sans doute y en eut-il eu un autre dans le numéro spécial après Tour mais je n'ai pas ce magazine : AVIS A LA POPULATION !

samedi 25 juin 2011

vendredi 24 juin 2011

Soixante treizième sortie 2011

60 Km 02H40'00'' 22.50 km/h   
Heure de départ : 17:45:00
Commentaire : LFG - Le Jariel - Champcormolin - Grand Marché - La Trétoire - Orly/M. - Les Hamaeaux - St Cyr/M. - Courcelles la Roue - Romeny - Ru de Vrou - La Chévrerie - Doue - Le Taillis - St Denis Lès Rebais - Moulin du Pont - Champgoulin - Voigny - Le Hardroit - LFG

Sortie effectuée tout seul après le boulot : ça fait du bien ! Et en plus le beau temps est de retour...
Mercredi, j'avais fait 48 bornes avec Lolo et Pascal, le vent nous avait gêné un petit peu.
Dimanche retour au lac du Der avec Pascal : une tradition, presqu' un pèlerinage !

jeudi 23 juin 2011

Les Tours de Monsieur Pellos : 1950, Bartali et l'affaire italienne (10)

Vainqueur en 1938 et 1948, Gino le Pieux fait figure de grand favori sur ce Tour 1950 en l'absence de son grand rival Coppi.
Pourtant, dès le début de ce Tour, l'attitude "attentiste" des Italiens suscite une vive polémique dans la presse et au Café du Commerce...
Mais les Italiens gagnent des étapes : Leoni à Liège, Pasoti à Rouen et à Bordeaux, Corrieri à Dinard et Magni à Niort. pas mal ! Et cela entraîne de vifs ressentiments auprès d'un certain public français...
Mais la journée de repos c'était fort bien passée pour le Campionissimo...
...ainsi d'ailleurs que le résultat de l'étape Pau-Saint Gaudens puisque Gino le Pieux remportait l'étape au sprint devant un petit groupe de 8 coureurs, son équipier Magni endossant le maillot jaune.
Mais les Italiens avaient été "chahutés" durant cette étape, en particulier dans la montée du col d'Aspin où Bartali avait chuté à cause de supporters français trop vindicatifs... Et à l'arrivée, Bartali annonce son intention de quitter le Tour car il ne sentirait pas en sécurité !
Et au lendemain de cette première étape de montagne, Maurice Vidal évoque l'Affaire sur son Bloc-notes :

"j’aimerais, aujourd'hui encore, vous parler de choses drôles ou du moins plaisantes. Mais les événements com­mandent.

Malgré la très belle course à laquelle il nous a été donné d'assister aujour­d'hui, et dont nos collaborateurs vous parlent par ailleurs, le sujet central des conversations, ce soir à Saint-Gaudens, reste l'attitude du public envers les coureurs italiens.
Ceux-ci, depuis le départ du Tour, appliquent une tactique rigoureuse et un peu rigide (certes) dans l'unique but de remporter, la victoire finale. On peut les critiquer mais on doit le faire sportivement.
Les coureurs italiens ont couru aujourd'hui au milieu de spectateurs hostiles, parfois insultants. Ceux-ci ne constituent évidemment pas la majo­rité mais le public français se doit de faire lui-même sa police et de faire taire les quelques énergumènes qui dé­passent et de loin les limites permises par la  passion sportive.
Je le répète : on peut ne pas aimer la méthode italienne et nous ne nous sommes pas privés ici de dénoncer ce qu'elle a d'excessif, mais aujourd'hui les Italiens (nationaux et cadetti] ont lutté dans la montagne et ont générale­ment fait preuve les uns de brio, les autres de beaucoup de courage. Aucun éliminé parmi eux. La victoire d'étape et le maillot jaune : ce sont des résul­tats sportifs qui méritent considéra­tion, et, jusqu'ici, en fait, l'attentisme transalpin a payé.
De toute façon le sport ne souffre pas de chauvinisme nationaliste. Il est essentiellement loyal et ne s'accommode pas de cette ambiance mauvaise.
Entendons-nous : il ne s'agit pas de dramatiser. De nombreux coureurs Italiens ont reçu des canettes de bière, des encouragements et même de substantielles poussettes. Mais il faut mieux prévenir que guérir. Le public français peut être aussi frondeur que cœur d'or, et l'ovation faite à Fausto Coppi l'an dernier sur la route de Pa­ris avait arrangé bien des choses.
Souhaitons, comme nous l'avons toujours fait dans ce journal que l'idée sportive triomphe en définitive. N'ou­blions pas cette vieille formule fran­çaise : « Que le meilleur gagne. »
Deux jours plus tard, Miroir Sprint ne peut que déplorer l'abandon collectif des Italiens à Saint Gaudens !
Sur mon bloc-notes
par Maurice VIDAL
LUNDI 24
Ce petit retour en arrière du bloc-notes est nécessaire pour la bonne compréhen­sion des évènements. 
A 10 heures du matin, Bartali décide d'aller prier à Lourdes. Pour ce faire, il choisit une voiture de presse, ce qui n'est pas indiqué pour le recueillement.

Une véritable caravane de journalistes et de photographes (voyez « Miroir ») l'accompagne et le regarde prier, boire l'eau de la grotte et tutti quanti.
Bien !... Ça, c'est pour le côté publi­citaire.
Mais le voyage à Lourdes a un autre objet : Gino se rend à la banque et, après coups de téléphona urgents à Pa­ris, puis à Rome, se fait avancer 100.000 francs. Jolie somme, pour un coureur du Tour de France...

MARDI 25
Nous     sommes     en haut d'Aspin.
La foule, indisciplinée (de plus en plus), bouche complètement la route, interdisant le passage aux motos et, chose plus grave, aux coureurs.
Bobet fait un écart involontaire. Bar­tali, qui le suit, accroche Robic et les deux hommes tombent. Quelques spec­tateurs, excités, apostrophent le Trans­alpin, mais sans aller jusqu'à le frap­per, comme il l'a prétendu.
La preuve ? Bartali repart, gagne l'étape tandis que Robic perd quatre minutes.
A l'arrivée, Gino déclare qu'il ne re prendra pas la course, craignant pour sa vie (!).
Personne ne prend sa déclaration au sérieux.

MERCREDI 26
 Bartali a préci­pitamment pris le premier train du matin à Saint-Gaudens. Magni et Léoni déclarent vouloir conti­nuer et les organisateurs offrent de les entourer d'une équipe.
Binda intervient alors et refuse de lais­ser des Italiens en course, qu'ils soient Nationaux ou Cadetti.
Kubler, promu maillot jaune», refuse de porter celui-ci et il ne le revêtira (avec plaisir) qu'à Perpignan.
Blomme, éliminé la veille et repêché s'échappe au départ pour remercier les organisateurs, fait plus de 200 km, tout seul et, sous un soleil tropical, il s'arrête à un mètre de la ligne d'arrivée.
Un officiel le remet sur son vélo et lui fait franchir la ligne.
Le soir, on annonce qu'il est mort d'une insolation ! Heureusement, il n'était mort que de fatigue.
Décidément, ce fut une chaude jour­née !...

JEUDI 27    Chaleur africaine.
C est pourquoi les Nord-Africains Molines et Zaaf s'échappent. Molines paraît « cuit » à 30 kilomètres de l'arrivée tandis que Zaaf semble se promener.
Deux kilomètres plus loin, Zaaf est appuyé contre un arbre, les yeux clos, frappé d'une insolation. Molines continue allègrement et gagne.
Allez donc y comprendre quelque chose…
Etape sans histoire, disait-on. Or, Bobet « craque ». Kubler en profite, lui prend plus de dix minutes ainsi qu'à Géminiani qui, parti avec lui, casse sa roue.
Robic, rageur, sauve les meubles et devient l'espoir numéro un des Français.

AINSI, voici le bilan : quelques énergumènes font croire au chauvinisme du public français. Un champion vieilli, encore solide, mais plus seul maître, prend peur (des spectateurs ? peut-être... de ses faiblesses ? possible...) et entraine dans sa renonciation ses camarades qui.eux, avaient besoin de gagner leur vie.
L'équipe française, merveilleusement placée de ce fait, perd une partie de ses chances sur un parcours anodin.  Robic retrouve les siennes. Enfin, sous la cou­leur jaune se révèle un nouveau leader au moins aussi fort que BartaU, plein de panache et qu'il va devenir difficile {et passionnant) de voir battu.
En somme, le Tour a dérapé, mais il repart.
Mais, bon sang, qu'il a eu chaud dans ce Midi...

On notera au passage qu'il n'est pas question de la fameuse "cuite" d'Abdelkader Zaaf... Juste une petite photo de sa défaillance : la légende du Tour ne s'écrit pas forcément au quotidien !
Tous les Italiens, bon gré, mal gré vont suivre le patron !
Et Fiorenzo Magni ne saura jamais s'il aurait pu remporter ce Tour 1950... En tout cas, il n'a pas porté son beau maillot jaune sur les routes du Tour en 1950 !
Heureusement, Pellos a trouvé une solution pour faire revenir l'Italie sur le Tour. mais ce sera le sujet d'un prochain message !

mercredi 22 juin 2011

Les Tours de Monsieur Pellos : 1950, Géminiani et quelques autres (9)

Aujourd'hui, je m'intéresse à Raphaël Géminiani . 
En 1950, je ne crois pas qu'il était déjà surnommé le Grand Fusil mais il avait déjà cette classe et ce panache qui firent de lui un coureur incontournable de la décennie 50.
Né en 1925, l'Auvergnat Géminiani termina les 10 Tours de France auxquels il participa entre 1948 et 1959.

Grande gueule, attaquant généreux, il devint par la suite un directeur sportif audacieux en dirigeant en particulier Anquetil dans l'équipe Saint Raphaël puis Ford. 
J'ai raconté ici même le doublé Dauphiné/Bordeaux-Paris d'Anquetil  en 1966 (C'était le sujet de mon message du 24 juin 2010).
Par contre, il ne réussit pas à relancer la carrière d'Eddy Merckx dans l'équipe Fiat France en 1977 : dommage !
En plaine comme en montagne Gem est à l'attaque !




Ici, avec son coéquipier Desbats, le sprinter de l'équipe de France.


















Dans l'étape Gap-Nice, le grimpeur clermontois fait un numéro en gagnant seul l'étape.
Il fut récompensé une deuxième fois : en effet, il remporta l'étape Briançon - Saint Etienne deux jours plus tard.
En 1950, Géminiani s'affirme comme un vainqueur possible d'un prochain Tour de France !
Brambilla, c'es le coureur qui portait le maillot jaune la veille de l'arrivée du Tour à Paris  en 1947. Il fut dépossédé de son paletot doré à la suite de l'attaque de Robic dans la côte de Bonsecours à la sortie de Rouen.
Dans le Tour 1950, il termina à la 11ème place.
Avant de terminer mon tour des caricatures de Pellos par un message à propos de Bartali, il me reste deux coureurs dont je n'ai pas parlé.




Alain Moineau dont je n'ai pas trouvé la moindre photo en course sinon celle-ci qui figure dans le numéro d'avant Tour  de But et Club, abandonna dans les Alpes.
Le Luxembourgeois Jean Goldshmitt quant à lui, remporta la première étape et porta le maillot jaune 3 jours. Il termina 10ème de ce Tour.
Et Line Renaud est toujours là 60 ans après...