1959

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samedi 25 septembre 2010

Cent quinzième sortie

Seul sur la route, cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. En effet, cette année j'ai le plus souvent roulé accompagné.
Je suis donc parti face au vent vers la vallée du Petit Morin, puis vers la Marne vers de La Ferté sous Jouarre et Meaux, avant de rentrer, vent dans le dos par le plateau de la Brie.
Hélas, j'avais oublié mon appareil photo !
Donc pas d'auto-portrait du cycliste sous la pluie cinglante. (Je vous jure : C.I.N.G.L.A.N.T.E !).
Pas de photo de la péniche belge Majo naviguant (Pas sûr de l'orthographe...) sur la Marne vers Paris.
Pas de photo non plus du petit mulot qui traversait tranquillement la route.
Encore moins de photos des magnifiques poires et pommes du verger de Molien, tout prêt de la maison où vécut Samuel Becket de 1953 à 1983.
Alors pour illustrer mon propos, je me permets de présenter certains paysages où j'ai roulé cet après-midi tels que les peignit Henry Hayden lorsqu'il séjournait à Reuil en Brie, près de La Ferté sous Jouarre, et qu'il rendait visite à son ami Samuel Becket à Ussy sur Marne.
Un parcours de randonnée est balisé de panneaux illustrés par des reproductions de tableaux de Hayden, parcours tracé par l'Association de Sauvegarde d'Ussy.


Je ne connaissais pas ce peintre, ça donne envie d'en savoir plus, non ? Mais je ne vais pas copier/coller Wikipédia... J'essaierai d'en savoir plus lors d'une prochaine sortie, promis !

jeudi 23 septembre 2010

Jour de grève, jour de vélo...


Avec les camarades Pascal et Patrick, nous avons décidé de manifester contre la réforme des retraites sur notre vélo.
De bon matin, nous avons pris la direction de la Champagne. Il faisait frais mais le soleil était au rendez-vous ! Bref, une belle journée pour une randonnée de 160 kilomètres.
Quelque chose comme un acompte sur notre hypothétique future retraite...
Car on y va vers le "travaillez plus... pour ... " pourquoi déjà ? Y'a plus de boulot dans notre belle France ! On ferme les usines ! On ne remplace plus un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite ! On peut faire ses courses au supermarché en faisant soi-même la caissière !
On peut encore faire le député ou le sénateur jusqu'à 70, 80, 90 (non?????)ans... mais est-ce vraiment un boulot ?
Donc, cap sur la Champagne pour la "RANDONNEE DE LA GREVE"...

Premier arrêt vers 10 heures après une cinquantaine de km au Relais saint Hubert du Baizil pour boire un petit noir. Nous résistons et ne jouons pas au Baby-foot, c'est la grève, bordel !
Par contre, nous lisons la presse locale qui nous réjouit par ce titre...
Ce n'est qu'une rumeur mais le sergent Garcia enquête !






La route est jolie, il y a peu de circulation : Elle n'est pas belle la vie des retraités ? 
Nous décidons d'éviter la ville d'Epernay (des fois que des manifestants nous bloquent le passage...) et empruntons le parcours de l'étape du Tour de France 2010 qui partait de cette ville.

Nous pouvons encore en voir les stigmates.
Nous sommes maintenant au coeur de la Champagne des vendanges. Hortefeux devrait venir y faire un tour, il y a des "gens du voyage" qui travaillent...
Et c'est par une magnifique petite route qui surplombe la vallée de la Marne que nous continuons notre mouvement de protestation...


...par un petit détour sur la Lune !







Avant d'aller manger un bon gros sandwich au "Bon accueil" de Port à Binson.




Le retour fut tranquille, nous n'avons pas rencontré Sarkozy et ses 15 gardes du corps en train de faire du vélo : il devait bosser lui ! Fainéants d'instit' !!!!

mercredi 22 septembre 2010

René Chardon, cycliste d'un autre temps... (1)

René Chardon est né le 23 avril 1908 dans une famille d'agriculteurs de la Brie. Longtemps il demeura à la ferme de La Choquette, à côté de Meaux, où il exerça le métier d'agriculteurs près de ses parents.
Il était licencié au club de Lagny Thorigny Sportif (LTS).
Les souvenirs les plus anciens dont j'ai connaissance grâce aux articles de presse conservés par sa fille Michèle,   remontent à l'année 1925 où il participa au prix d'ouverture de Nogent l'Artaud (Aisne), le 22 mars 1925, terminant 8ème d'une épreuve de 100 kilomètres couru sur un parcours accidenté...
Une des rares photos de René Chardon (à droite), en compagnie de son ami René Herse (à gauche) ainsi que de leurs épouses (je suppose...).

Au dos de la photo, une dédicace de la main du mythique fabricant de vélos...

mardi 21 septembre 2010

Le vélo de René Chardon, la suite...

Le 1er mai, je publiais le message suivant :
"Merci à Michèle de me prêter le vélo de son père, René Chardon. Grand cyclotouriste, il fut parmi les 29 participants qui terminèrent le premier Paris Brest Paris Audax en 1931. Ce vélo a donc 80 ans ! Je crois que je vais essayer de faire Paris Brest Paris 2011 sur cette belle monture.
J'en dirai plus les jours prochains... "
Et puis plus rien depuis ce jour...
Paris Brest Paris 2011 approchant, je reviens enfin sur le sujet, plus décidé que jamais à faire le prochain PBP (et peut-être même les deux : la version "Audax" en juillet et la version "Randonneurs" en août  !) sur ce vélo.
Si René Chardon n'a sans doute pas réalisé son PBP Audax de 1931 sur cette machine fabriquée par René Herse, elle date quand même des années 30...
Alors présentation de la machine avant d'entreprendre une révision générale !

Voilà donc la bête...
  
Le cadre mesure 57 cm de heut pour une longueur de 56cm.
Le nom du propriétaire est peint sur le tube oblique.

 
 
 
 
 

 Il a une magnifique selle "Idéale" en cuir. Il va falloir que je m'y fesse... Pardon, que je m'y fasse !
 
 
 
 
 
Les manivelles, qui mesurent 175 mm, sont siglées René Herse.
 
 
 
 
 
 
Les  roues sont des roues de 650 demi-ballon. A l'avant, le rayonnage est droit tandis qu'à l'arrière, il est croisé. (Je ne sais pas si les termes sont les termes techniques appropriés ?)
 
 
L'éclairage fonctionne toujours ! Mais le frein avant non !
Si l'on ajoute le timbre sonore en parfait état de fonctionnement et la plaque d'identité (R. CHARDON, La Chouquette, Saint Jean) gravée sur la potence, les accessoires de sécurité sont conformes à la réglementation en vigueur, me semble-t-il.
Mais le plus étonnant arrive maintenant...
Les deux plateaux, de 48 et 30 dents, sont commandés par un levier. Il va falloir que je m'y habitue...









Le dérailleur arrière est actionné par une manette située sur le hauban. Vive la gymnastique ! 
Les quatre pignons comptent 14, 16, 18 et 20 dents : de 48x14 à 30x20 pour faire Paris Brest Paris, je devrais y arriver...
Il me reste à remettre en état ce vélo, à trouver une tenue rétro des années 30 et bien sûr à raconter sur ce blog mes préparatifs et les aventures cyclos d'un vieux jeune homme nommé René Chardon -et oui j'ai plein de choses à raconter à propos de ce cyclotouriste qui sillonna les routes de France dans les années 1920 et 1930 !

lundi 20 septembre 2010

Cent treizième sortie : ça porte malheur ?

Chouette, il fait beau ! Alors nous partons faire une petite sortie après le boulot pour nous détendre...
Mais en arrivant de Bois Saint Père, tout là-bas, sur cette jolie route, je roule sur un caillou : Mais que faisait-il là celui-là, et Pfiiiiii ! la "perçure"... à l'arrière comme toujours.
Et comme hier, après avoir changé la chambre à air, dur-dur le remontage du pneu sur ma roue toute neuve .
Alors, j'y mets un petit coup de démonte-pneu, qui me sert pour l'occasion de remonte-pneu et, bien sûr... je perce ma chambre à air toute neuve.
Laurence en est quitte pour aller chercher la voiture pour un piteux rapatriement car je n'ai plus de chambre à air... Elle file comme le vent, revient car elle a oublié la clef de la maison et refile  comme l'éclair !
Assis dans l'herbe au soleil, il me revient à la mémoire que quelque part dans ma sacoche, je dois avoir colle et rustines. Alors je répare.
Le remontage du pneu est difficile mais j'y arrive et je repars ! (Il va falloir que je me mette à la muscul' si je dois crever souvent...)
Et en chemin, je rencontre Lolo dans notre belle voiture...





Cent douzième sortie : Je râle!!!!!

Quelle belle journée pour faire du vélo. Surtout dans le bas de l'Aisne, autour de Château Thierry : les paysages sont agréables, il y a peu de circulation automobile et quelques bosses comme je les aime... Mais les routes y sont pour la plupart POURRIES !
Au sortir du bois de Belleau, où se déroula un épisode dramatique de la deuxième bataille de la Marne en 1918, le Allemands, ou les Américains, avaient sans doute oublié une mine car il y avait un gros trou au milieu de la route. Je ne l'ai pas vu assez vite et BING ! une crevaison à la roue arrière et mon feu rouge qui tombe sur la route et se casse.
Cela fait rire les copains qui ont évité l'ornière, eux...
Mais "the show must go on" et nous reprenons la route vers Nogent l'Artaud puis Viels Maisons. Mais là, dans la Grande Forêt de Viels Maisons, c'est route POURRIE de chez POURRI ! Et j'ai perdu mon compteur à cause des cahots de la route... J'avais mes lunettes de soleil et sous les frondaisons de la forêt je n'ai pas vu ni entendu le compteur sauter de son support (D'accord, j'aurais pas dû jouer les Sarkozy avec mes Ray-ban... mais quand même, cette route, on dirait qu'elle a été "broutée" par les sangliers, des sangliers allemands peut-être ?).
Il y a d'autres routes très abîmées dans ce secteur, une espèce de Triangle des Bermudes constitué des cantons de Château Thierry, Charly sur Marne et Condé en Brie. Ils ne doivent pas faire beaucoup de vélo les conseillers généraux du secteur. Citons pour la postérité, dans l'ordre: Mrs Jacques Krabal, Georges Fourré et Eric Mangin.
Si j'ajoute à ce trio de tristes sires le président du Conseil général de l'Aisne, M. Yves Daudigny, et je ne parle pas des mecs de la DDE, nous avons face à nous un fameux quatuor... ils ne roulent jamais sur les routes de leur département ? Ils circulent en hélicoptère ou en jet-ski ?
Je ne sais pas vous, mais moi, je ne voterais jamais pour de tels individus. Et aux prochaines élections, j'espère que les habitants du beau département de l'Aisne mettront en pratique le vieux dicton cycliste:
"Qui n'entretient pas les routes mérite la déroute !"
Nous avons quand même réussi à faire plus de 115 km.

samedi 18 septembre 2010

Cent onzième sortie : le retour de l'automne ?

Ben oui, il faisait frais aujourd'hui... Alors, nous sommes revenus chercher une petite laine pour continuer ma 111ème sortie de l'année.
Ce soir j'ai 10252 kilomètres au compteur depuis le 1er janvier. Si je ne dépasserai pas mon record de 2009, j'espère atteindre les 12 000 kilomètres avant le 31 décembre.
Cet après-midi, nous avons parcouru, Lolo et moi, un joli itinéraire de 77km d'un Morin l'autre, du Grand au Petit et réciproquement...
Alors, quelques photos de Brie. Il y avait longtemps...
...C'est la fin de l'étééééé... (air connu)
Le puits de Charcot
Mosaïques
La croix de Sainte Telchilde, fondée en 630, à Romeny sur la commune de Jouarre, haut lieu mérovingien, crois-je me souvenir... Vous qui cherchez un prénom original (je n'ai pas dit ridicule) pour leur future enfant... Quoique Telchilde Tapie ou Telchilde Le Pen, ça serait quand même lourd à porter...
Un vieux panneau illisible (Honte à la commune de Sablonnières !), une vannerie fermée... heureusement la route de la Noue ( La bosse que nous venons de descendre ! A fond les manettes...) est MAGNIFIQUE !

vendredi 17 septembre 2010

Sacré Jean-Pierre !

Ceci n'a rien à voir avec le vélo, mais ça me fait rire ! Alors...
Article paru dans "Le Parisien" du mercredi 15 septembre 2010

jeudi 16 septembre 2010

VIEUX MOTARD... que jamais !

Voici quelques mois, j'avais adressé à la revue "CYCLOTOURISME", revue de la FFCT, un article racontant Mon Tour de France 1959. Et bien, ça y est, il est paru dans le numéro de septembre !
Et aux pages 20 et 21...



lundi 13 septembre 2010

LEVALLOIS-HONFLEUR 2010

Pour la troisième année consécutive, j'ai participé à la randonnée cyclotouriste Levallois-Honfleur qui nous mène de la région parisienne à la côte normande.
Départ à 6h45 du palais des sports de Levallois avec l'ami Pascal. Levés à 4h du matin, un grand merci à Lolo pour tant d'abnégation mais la prochaine fois on trouve un chauffeur et on la fait ensemble cette rando ?
 Nous sommes 2995 à prendre le départ cette année.
Après avoir quitté la chic banlieue ouest, nous roulons sur de grandes routes pour traverser les Yvelines. Heureusement la circulation automobile n'est pas très importante ce samedi matin mais quelques automobilistes se trouvent piégés entre les pelotons de cyclotouristes pas toujours très disciplinés... Nous avons ainsi roulé pendant quelques kilomètres derrière une Porsche Carrera ! Heureusement peu avant le ravitaillement de Thoiry au 46ème km, nous empruntons enfin des routes plus "bucoliques".
Le château de Thoiry
Passant à ce contrôle un peu plus tôt que l'an passé, c'est moins la cohue...
Et toute la matinée nous roulerons dans des groupes plus ou moins importants (et même dans un peloton de plus de 200 concurrents !) sur de petites routes fort agréables malgré le vent défavorable.
Et avant midi, nous arrivons à Glisolles pour prendre le pique-nique offert par l'organisation dans une ambiance très rock'n roll ! Un petit groupe de musiciens animant les festivités...
Nous y retrouvons le groupe de cyclos philippins (oui, des Philippines, en Asie !) avec lequel nous avons roulé une partie de la matinée.
L'ami Pascal dans une des rares côtes du parcours après que nous nous soyons retrouvés... En effet, au moment de quitter le ravito, j'ai discuté un moment avec un cyclo qui m'avait accompagné au BRM 600 de Château Thierry et quand j' ai relevé la tête, plus de Pascal ! Envolé l'oiseau ! Après un aller-retour entre le lieu du repas et le haut de la bosse suivante, j'ai décidé de continuer seul vers Honfleur. Et une dizaine de kilomètres plus loin, j'ai rattrapé l'échappé...
Paysages de randonnée...

Le pont de Tancarville au loin (pas de pont de Normandie cette année...)
Et puis l'arrivée à Honfleur où Pascal retrouve Juliette et Nathalie.
Après l'effort, le réconfort... Et c'est ce que j'apprécie le plus dans cette randonnée : on a l'impression de prolonger les vacances !
Mais on n'échappe pas à son destin !